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Le malus écologique devrait être annualisé
Le malus annualisé

Le malus écologique devrait être annualisé

Le ministre du budget, Eric Woerth, a présenté au Conseil des Ministres le projet de loi de finances qui prévoit notamment l'annualisation du malus écologique pour les véhicules les plus polluants.

Cette nouvelle taxe toucherait uniquement les véhicules rejetant plus de 250g/km de CO2, soit ceux concernés par le "super malus" de 1 600 euros. Ce retour de la vignette pour les grosses cylindrées ne devrait pénaliser qu'une très petite part d'automobilistes, ce genre de véhicule représentant moins de 1% de part du marché français. Les automobilistes concernés devront s'acquitter d'une taxe annuelle de 160 euros, à régler en même temps que la prime d'assurance. Une somme relativement peu dissuasive pour les clients aisés de ce type de véhicule.

Les constructeurs français peu concernés

S'il est validé, ce projet de loi entrera en vigueur le 1er janvier 2009. Les constructeurs français ne seraient pas les plus touchés puisque trois modèles seulement sont éligibles au plus gros malus. Il s'agit de la Citroën C6 (V6 essence) et des Renault Vel Satis et Espace 6 cylindres.

L'aboutissement du Grenelle

Alors quel est l'intérêt d'un tel projet ? Pour le gouvernement, il s'inscrit dans la continuité du Grenelle de l'Environnement et se présente ainsi comme une conclusion - certes timide - aux mesures annoncées. Par ailleurs, si cette taxe annuelle ne concerne dans un premier temps que très peu de véhicules, le seuil des 250 g/km pourrait par la suite être abaissé sous les 200 g/km. D'un point de vue budgétaire, ce malus annuel finalement bien timide ne pourra guère compenser les bonus distribués à grande échelle, plus couteux que prévu pour l'Etat.