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Audi Q5 3.0 TDI / Mercedes GLK 320 CDI

Comparatif Audi Q5 3.0 TDI / Mercedes GLK 320 CDI : Prime à la classe

Le 19/12/2008 par Bertrand Debeuret
Credit Photo - Autodéclics/BD
Comparatif Audi Q5 3.0 TDI / Mercedes GLK 320 CDI : Prime à la classe
Fiche technique : Audi Q5
La démesure ne paie plus chez les SUV, ces deux là font donc profil bas, mais à leur manière : avec panache !
Au confort et aux angles belliqueux du GLK, le Q5 oppose d’excellentes qualités routières et une élégance pleine de courbes. Deux approches différentes du SUV compact premium qui se rejoignent au niveau de la qualité perçue, remarquable dans les deux cas.
Les meilleurs ennemis
Les meilleurs ennemis
Autodéclics/BD
Partageant tous deux la même hostilité à l’égard du BMW X3 – l’ennemi commun – les Audi Q5 et Mercedes GLK arrivent quasiment en même temps sur le marché. Un tir groupé d’autant plus menaçant qu’à ces 2 coupeurs de têtes s’ajoutent deux fines lames, les Volvo XC60 et Infiniti EX 37, chargés eux aussi de compenser la petite forme des gros SUV.

Sur ce marché premium subitement étoffé, nos duettistes allemands briguent les premiers rôles. Pour autant, leurs arguments s’opposent, à commencer par leur approche stylistique. Un rien provoc’, le GLK joue les durs avec ses lignes massives et abruptes, au point de revendiquer une affiliation avec le rustique Classe G. Mais sous sa robe anguleuse, il dissimule une base technique raffinée issue de la Classe C. Sur ce point, le Q5, bâti sur la plateforme commune aux A4 et A5, n’a rien à lui envier. Mais côté style, il voit les choses autrement. Aux oubliettes l’orgueil du Q7 ! Moins prétentieux, ce SUV cossu se rapproche plus d’un break surélevé. Une silhouette plus facile à endosser, est bien trompeuse... car avec ses 4,63 m, le Q5 domine de 10 cm son rival à l’étoile.
2 ambiances opposées à bord
2 ambiances opposées à bord
Autodéclics/BD
Nos deux protagonistes cultivent leurs différences dans leur habitacle. Ça ne rigole pas à bord du GLK, dont la planche de bord est à l’image de sa carrosserie : carrée. Les plastiques sombres et le bandeau d’aluminium participent à cette austérité, assortie d’une rigueur quasi-militaire dans l’assemblage et le choix des matériaux. Le grand volant, le pare-brise presque vertical et les arêtes du capot visibles depuis les sièges avant suggèrent un "esprit 4x4" auquel le Q5 n’adhère que très sommairement. A son bord, on se sent davantage dans une berline. Sa position de conduite moins droite, sa planche de bord tournée vers le conducteur et sa sellerie offrant un meilleur maintien invitent même au pilotage. L’Audi brille lui aussi par son standing mais se montre plus chaleureux, avec ses formes douces et ses teintes plus claires. Son ergonomie est également plus convaincante que celle de son concurrent, dont les commodos réunis à gauche du volant peuvent provoquer des confusions. Notons que ni l’Etoile ni les Anneaux ne font l’impasse sur les gros porte-gobelets, qui jurent pourtant dans ces univers distingués.

Au chapitre habitabilité, le Q5 tire profit de ses cotes supérieures. Le GLK fait très bonne impression mais selon nos mesures, les places arrière de son rival offrent plus d’espaces aux coudes (+7,5 cm) comme aux genoux (+2,5 cm). Ils sont en revanche ex-æquo au niveau de la garde au toit, excellente dans les 2 cas.

On retiendra également la modularité plus poussée de l’Audi, dont la banquette en 2 parties se rabat en tirant simplement des leviers placés dans le coffre, et peut en option coulisser sur 10 cm. De quoi agrandir un coffre déjà généreux avec ses 540 litres (extensibles à 1 560 litres), plus vaste que celui du GLK, qui se contente de seulement 450 litres (ou 1 550 litres banquette rabattue). Chez l’un comme chez l’autre, on y accède facilement grâce au seuil de chargement très bas et aux larges hayons. Celui du Q5, très enveloppant, intègre même les blocs optiques entiers.
De vraies berlines
De vraies berlines
Autodéclics/BD
Une fois lancés, nos deux crossovers confirment leurs penchants routiers en dévoilant un équilibre surprenant. Solides sur leurs appuis, dotés de trains avant mordants et d’ESP permissifs, ils s’accommodent fort bien de leur centre de gravité haut perché. Accordons cependant au Q5 une aisance supérieure, son comportement étant davantage typé berline que celui du GLK. Ce dernier accuse des mouvements de caisse légèrement plus amples et présente une direction plus démultipliée.

Toutefois en matière de confort, le Mercedes prend nettement l’avantage sur son adversaire malgré sa sellerie un peu plus ferme. La route est plus souvent plate à son bord, ses suspensions filtrant mieux les petites irrégularités. De plus, son insonorisation redoutable en fait un compagnon de route idéal. Même chez les berlines, rares sont les modèles plus silencieux à vitesse stabilisée. Plus ferme, l’Audi ne peut rivaliser, à moins peut-être d’opter pour l’amortissement piloté et l’Audi Drive Select, deux couteuses options dont notre modèle n’était pas équipé.
Duel au pas de charge
Duel au pas de charge
Autodéclics/BD
Dotés de gros V6 diesel servis par une boîte automatique à 7 rapports, ces SUV offrent un agrément mécanique de haut vol. Le 3.0 Mercedes s’apprécie pour sa grande disponibilité et la constance de ses montées en régime. Légèrement moins coupleux (500 Nm à 1 500 tr/min contre 540 Nm à 1 600 tr/min), le bloc TDI pousse très fort aussi et grimpe même plus haut dans les tours. Selon les modes, la boîte DSG passe ses rapports entre 4 200 tr/min et 4 800 tr/min, quand la 7G-Tronic Mercedes rechigne à franchir les 4 000 tr/min. La transmission Audi et les 16 ch supplémentaires du Q5 lui permettent de l’emporter en performances pures, le 0 à 100 km/h ne lui réclamant que 6,5 s, soit une seconde pleine de moins que le GLK. Au final, cet ensemble moteur-boîte nous a séduit davantage, pour son dynamisme mais aussi sa sobriété. Le 4x4 d’Ingolstadt s’est ainsi contenté de 7,8 l/100 km de moyenne sur voie rapide, contre 8,2 pour son rival de Stuttgart. Ses rejets de CO2 sont au diapason : il ne rejette que 199 g/km contre 220 g/km pour le Mercedes, et échappe donc au malus de 1 600 euros de ce dernier.
A l’euro près…
A l’euro près…
Autodéclics/BD
Dominé dans de nombreux domaines par le Q5 (habitabilité, comportement, performances, consommation...), le GLK n’en reste pas moins l’un des meilleurs représentants de la catégorie, et a le mérite d’assumer sa personnalité. Plus policé mais aussi plus abouti, le petit frère du Q7 l’emporte de manière assez net. Son prix, certes élevé, achève de nous convaincre car s’il correspond à l’euro près à celui du GLK – soit 48 400 euros en version de base –, son malus limité à 750 euros lui donne l’avantage final.
BONS PLANS
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