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BMW 123d Coupé

Essai BMW 123d Coupé : la tête et les jambes

Le 30/04/2008 par Bertrand Debeuret
Essai BMW 123d Coupé : la tête et les jambes
Bluffant d'efficacité et pourtant maître de sa consommation, ce coupé diesel de 204 ch concilie l'inconciliable, pour rendre le plaisir moins coupable.
Efficiente sylphide
Apparue en 2004 pour contrer le succès de l’Audi A3, la BMW Série 1 s’est depuis déclinée en 3 nouvelles carrosseries : 3 portes, coupé et cabriolet. Plus compacte et abordable que la Série 3 Coupé, la Série 1 tri-corps est un concentré du savoir faire de la marque, qui même dans cette version 123d, profite des subtilités du programme EfficientDynamics. Ce labo roulant met en scène divers systèmes apportant chacun de petits gains de consommation. Comme sur les Citroën C2 et C3, un système Auto Start Stop (désactivable) coupe le moteur lors de brefs arrêts, et le redémarre à l’appui de la pédale d’embrayage. L’énergie produite lors des freinages est également récupérée et redistribuée dans le réseau électrique. La direction à assistance électrique économise 90% de l’énergie perdue habituellement, alors que le compresseur de la climatisation est débrayé lorsque celle-ci est inopérante. Enfin l’aérodynamique est peaufinée de manière active, grâce des volets obstruant la calandre lorsque le refroidissement n’est plus nécessaire.
Plus de 100 ch par litre de cylindrée, peu commun pour un diesel !
Le moteur n’est pas en reste. Premier 4 cylindres diesel tout aluminium à délivrer une puissance spécifique supérieure à 100 ch par litre de cylindrée, ce bloc intègre une suralimentation séquentielle similaire à celle des 335d et 535d. Un petit turbo est ainsi à l’œuvre à bas régime, alors qu’un second, plus gros, s’active lors des hautes envolées. La plage d’utilisation s’en trouve étendue, au bénéfice de l’agrément. En effet, jamais une mécanique diesel ne s’était autant approchée du caractère d’un bloc essence. Plaisant à l’oreille, très souple à bas régimes et parfaitement linéaire, ce 4 cylindre de 400 Nm ne s’essouffle qu’à l’abord de la zone rouge, fixée à 5 000 tr/min…

Le 0 à 100 km/h est bouclé en 6,9 s et la vitesse maxi flirte avec les 240 km/h. Des prestations désarmantes pour un bloc dont la consommation se limite selon BMW à 5,2 l/100 km ! Une valeur de 7 l/100 km est ainsi envisageable au quotidien, alors qu’une conduite sportive ne réclamera guère plus de 9,5 litres. Limitées à 138 g/km, soit l’équivalent de celles d’une Golf diesel moitié moins puissante, ses émissions de C02 situent cette Série 1 Coupé dans la tranche neutre de l’écopastille.
Agilité, rigueur, précision… cette BMW brille sur tous les plans
Associée à ce bloc très abouti, la Série 1 Coupé révèle un potentiel impressionnant. Modèle d’agilité et de précision, elle brille sur les parcours sinueux et parait pouvoir soutenir le rythme de plus d’une sportive. Avec sa direction directe et incisive, on se régale à tracer des trajectoires au cordeau, alors que les rapports s’enchainent à la volée grâce à une boîte mécanique précise à faible débattement.

En mettant le « pied dedans » sur revêtement gras, la vivacité garantie par l’architecture propulsion se rappellera à votre bon souvenir. Même en laissant besogner les béquilles électroniques, ce trait de caractère ne s’estompe pas totalement. Et c’est tant mieux !

Ces qualités dynamiques sont à peine entachées par un amortissement typé ferme. On ne pourra déplorer que l’étroitesse de l’habitacle de ce coupé, au demeurant très bien fini. Et peut-être aussi ses tarifs, débutant à 35 050 euros.
BONS PLANS
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