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Lignée BMW M3

BMW M3 : retour sur une lignée légendaire

Le 18/04/2007 par Arthur Matal
BMW M3 : retour sur une lignée légendaire
A l'occasion du lancement de la nouvelle BMW M3 mue par un V8 de 420 ch, nous vous proposons un retour sur une lignée de sportives mythiques initiée en 1985.
Fiche technique : Bmw M3 E90
Un sigle évocateur
C’est en 1972 que l’appellation M, pour Motorsport, vit le jour. Les premières voitures de route à recevoir ce sigle furent les M535i, présentée au salon de Francfort 1979, le coupé M1 lancé la même année, ou encore la première M5 de 1985. Elles étaient toutes équipées d’un six cylindres en ligne. L’aventure M3 commença, elle, en 1986 avec la commercialisation de la première version (E30) dotée d’un 4 cylindres. Deux autres à moteur 6 cylindres reprendront simultanément le flambeau (E36 et E46), jusqu'à la présentation de la toute dernière version qui inaugure une nouvelle mécanique 8 cylindres (nom de code E92). Réputées pour leurs performances et leur comportement routier dynamique et équilibré, ces propulsions sont en bonne place dans le livre d’or de l’automobile sportive. Et la nouvelle venue compte bien perpétuer le mythe.
M3 E30 (1986-1991) : une voiture de course homologuée pour la route
C’est la première des M3, la plus radicale aussi. Elle a servi au départ de base d’homologation aux modèles de course, au très riche palmarès. Equipée à ses débuts d’un 4 cylindres 2.3 développant 200 ch pour un poids de 1200 kg, elle offrait des performances pour l’époque exceptionnelles (0 à 100 km/h en 7,1 s). Les sensations procurées derrière le volant de ce coupé (ou cabriolet) au comportement très pointu feront son succès. Début 1990, une version radicale Sport Evolution fait son apparition, avec un 2.5 de 238 ch. Jusqu’au passage de témoin en 1992, la première M3 se sera écoulée à plus de 17 000 unités. Elle restera d’ailleurs aux yeux des amateurs éclairés comme la M3 qui « se pilotait » si on voulait en tirer la quintessence.
M3 E36 (1992-1999) : la discrète
La E36 avait la lourde tâche de succéder à une sportive accomplie. Les ingénieurs de Motorsport ont souhaité rendre son comportement plus accessible, tout en augmentant la puissance, grâce au passage au six cylindres en ligne 3.0 de 286 ch. Dérivée en cabriolet mais aussi en berline, sa ligne discrète ne laissait pas augurer de ses performances d’ultra sportives qu’elle offrait dans du velours. En 1995, après une série limitée GT (produite à 356 exemplaires) qui voyait la puissance passer à 295 ch, la M3 reçoit un nouveau bloc 3.2 de 321 ch mais également une boite à 6 rapports (elle peut aussi disposer en option d’une boite séquentielle SMG). Les performances progressent sensiblement et la place un léger cran en dessous de la Porsche 911 Carrera de l’époque (993), bien plus onéreuse. Cet excellent rapport prix/performances a d’ailleurs permis à BMW d’en produire plus de 71 000 exemplaires.
M3 E46 (2001-2006) : dans la continuité
En 2001, la nouvelle M3 ne remet pas en question le concept de « sportive GT » de la E36. Le look se veut cependant plus agressif. Sous le capot, le 3.2 retravaillé développe maintenant 343 ch et offre 365 nm de couple. En plus de la boite mécanique 6 vitesses, une évolution de la boite séquentielle SMG plus aboutie est proposée. Désormais appelée SMG 2 elle offre des passages de rapport fulgurant de rapidité. Les performances sont encore améliorées (0 à 100 km/h en 5,2 s) et son statut de voyageuse au long cours est accentué par ses équipements de confort, qui l’alourdissent par la même occasion (1 590 kg soit 115 de plus que précédemment). En 2003 apparaît la version CSL, allégée et équipée d’un bloc de 360 ch à 7 900 tr/min pour des prestations et des sensations plus extrêmes encore. Disponible uniquement en coupé, et un peu plus tard en cabriolet, la M3 E46 fut produite à plus de 30 000 unités.
M3 E92 (2007) : l’avènement du V8
La rivalité opposée par Audi et Mercedes qui se livrent à une surenchère mécanique pousse BMW a franchir une nouvelle étape. La firme de Munich équipe ainsi la nouvelle génération de sa sportive d’un V8 de 4 litres au régime de rotation époustouflant. La nouvelle mouture a un moteur plus puissant (420 ch à 8300 tours/min) tout en étant plus léger de 15 kg par rapport à l’ancien six cylindres. Le couple atteint les 400 Nm, le 0 à 100 est pour sa part annoncé en 4,8 s. Soit la même performance qu’une certaine Audi RS4… Comme sa concurrente aux anneaux, la munichoise n’offrira pas pour le moment d’alternative à la boite mécanique 6 rapports.
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