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Renault Wind, Peugeot RCZ, Citroën DS3 : le renouveau tricolore !Lancer le diaporama+23
Credit Photo - Autodéclics/PB
LANCER LE DIAPORAMA
par Vincent Gonin
Le plaisir à la française

Renault Wind, Peugeot RCZ, Citroën DS3 : le renouveau tricolore !

Reprise laborieuse, pouvoir d’achat en berne : le secteur automobile apparaît durement touché par la crise. Pour étrange que cela puisse paraitre, certains choisissent pourtant de jouer la carte de l’automobile "plaisir" pour affronter la sinistrose ambiante. Nos constructeurs tricolores, qui décochent simultanément les DS3, RCZ et Wind, illustrent cette renaissance d’une automobile plaisir enfin ramenée à la raison.

"La puissance, c’est démodé !" semble clamer la nouvelle génération automobile, qui entend préserver le porte-monnaie sans renoncer au design et à l’agrément. Il faut dire que le prix du carburant et la répression routière galopante ont modifié les motivations d’achats de l’automobiliste : l’économie ou l’apparence ont ainsi pris le pas sur la vitesse ou les performances.

Véritable phénomène de mode, l’adorable Fiat 500 avait amorcé la tendance. Désirable, coquette et pleine de personnalité, la petite italienne a su faire tourner les têtes et conquérir les beaux quartiers, sans faire de concession aux valeurs classiques traditionnellement attachées à l’automobile. Sans sophistication inutile, et renonçant à la facilité de la course à la puissance, la citadine a réussi à séduire avec son look craquant et ses multiples possibilités de personnalisation.

Dans ces conditions, le design conforte sa place en tête des motivations d’achat. Alors que les chocs pétroliers avait condamné, voici 35 ans, le parc roulant à l’uniformité et à la grisaille, les constructeurs font donc aujourd’hui assaut d’inventivité pour rendre plus attrayante la voiture de tous les jours.

En proie ces derniers mois à une certaine émulation, nos constructeurs français semblent bien décidés à surfer sur la tendance, histoire de stimuler leurs volumes de ventes par quelques modèles débridés. Les Citroën DS3, Peugeot RCZ et Renault Wind, aux concepts très différents, s’inscrivent parfaitement dans cette stratégie. Avec quelles armes ces nouvelles venues espèrent-elles conquérir la clientèle ? Revue de détails…

Citroën DS3 : La Mini en ligne de mire

Citroën DS3 : La Mini en ligne de mireLancer le diaporama+23
Credit Photo - Autodéclics/BD
Audacieuse de lignes avec son toit flottant, son pied milieu en aileron de requin et ses guirlandes de diodes dans les écopes, la DS3 ne laisse pas indifférent. Aux allusions néo-rétro de la Mini, égérie des beaux quartiers, la petite française répond par des traits contemporains mais distinctifs, mais aussi par ses possibilités de personnalisation inédites. Elle peut ainsi combiner ses 12 teintes de carrosserie avec 4 teintes de toit, offre le choix entre 8 types de jantes et 8 bandeaux de planche de bord, et comblera les moins discrets en se parant sur commande de chromes ou encore d’adhésifs sur le pavillon. Un sacré programme…

Sur le plan technique, la française peut tabler sur son éventail de mécaniques, qui compte deux 1.6 HDI de 90 et 110 ch, deux 1.6 VTi de 95 et 125 ch et le bouillant 1.6 THP de 150 ch. Avec des réglages de suspensions peaufinés, le comportement de cette citadine premium, étroitement dérivée de la C3, s’avère plus incisif que celui de sa placide grande sœur. Longue de 3,94 m, elle revendique un encombrement plus proche d’une Alfa Mito (4,06 m) que de celui d’une Mini (3,70 m). Des dimensions qui profitent logiquement au coffre (285 litres contre 160 litres), mais également à l’habitabilité : à la différence de la britannique, la DS3 est homologuée en 5 places. Affichée à partir de 15 400 euros, cette Citroën très snob sait monnayer ses charmes, mais demeure attractive aux côtés de l’icône britannique, qui conserve son châssis de kart.

Peugeot RCZ : De faux airs de TT

Peugeot RCZ : De faux airs de TTLancer le diaporama+23
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Si les Chevrons lorgnent sur les citadins branchés, le Lion fera pour sa part de l’œil aux sportifs en lançant dès le printemps prochain sur les routes un sérieux concurrent de l’Audi TT. Premier véhicule particulier à renoncer à la nomenclature Peugeot à "0" central, le RCZ, qui doit ses lignes au Gadzarts Jérôme Gallix, ne manque pas de prestance. Avec ses arches de roues musculeuses, son double bossage de pavillon et ses arches de toit en aluminium brossé, le coupé 2+2 du constructeur sochalien a même été élu "Plus belle voiture de l’année 2010" par les internautes.

Évidemment, la franc-comtoise pourra compter sur ses trains roulants sophistiqués et sur un soin accru apporté à sa fabrication pour constituer un rival crédible de sa rivale aux Anneaux.
Mais la grande réussite du Lion est d’être parvenu à créer l’engouement à bien peu de frais. Basé sur la plate-forme de la compacte 308, le coupé a été développé en un temps record et reprend à son compte la plupart des organes techniques de la berline, à commencer par les motorisations. En entretenant l’exclusivité visuelle d’un véhicule aux dessous standardisés, le constructeur parvient ainsi à concilier rentabilité et tarifs serrés. Proposée dans une finition unique, la RCZ se négocie au prix de 27 400 euros en version 1.6 THP 156, ou 29 900 euros en version 2.0 HDI 163.

Renault Wind : L’éloge de la simplicité

Renault Wind : L’éloge de la simplicitéLancer le diaporama+23
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Si le Losange n’est pas en reste, il s’illustre par une approche différente en dévoilant l’étonnant roadster Wind. Construit sur la base de la très sérieuse Twingo II, cette drôle de découvrable biplace longue de 3,83 m entend bien changer la donne sur un marché trusté par les Fiat 500C et 207 CC.

Comme les DS3 et RCZ, la Wind contient ses coûts en faisant un large usage de composants éprouvés, majoritairement issus de la citadine Renault. Mais le petit roadster va plus loin en réinventant le toit ouvrant escamotable, dans une farouche volonté de simplicité. Opposant aux couvre-chefs complexes des ténors du marché un modeste toit pivotant à la cinématique basique, il parvient à concilier légèreté, compacité et économie de fabrication. Replié en 12 secondes, ce système s’inspire du pavillon signé Fioraventi de la Ferrari Superamerica.

Probablement doté des blocs essence 1.2 100 ch et 1.6 133ch, l’original roadster au Losange devrait se distinguer par des tarifs particulièrement compétitifs, débutant aux alentours des 17 000 euros.
TAGS : cabriolet, CC, coupé, découvrable, française, haut de gamme, performances, plaisir, premium, roadster, sensations, sportive
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