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Essai Citroën C-Zero

Essai Citroën C-Zero : L’œuf de Colomb

Le 19/09/2010 par Vincent Gonin
Credit Photo - Autodéclics/VG
Aux côtés de sa consensuelle C4, le constructeur au Chevron dévoilait sous le timide soleil de Malmö un modèle bien plus atypique. Baptisée C-Zero, pour ''zéro émissions, bruit et consommation d’hydrocarbures'', cette drôle de citadine ovoïde, clone de la Peugeot iOn et surtout de la Mitsubishi i-Miev, s’arroge le titre de première voiture full-électrique européenne de grande diffusion. Alors, simple effet d’annonce ou véritable révolution ?
 
Décidément, les modèles d’accès de la gamme PSA font la part belle aux synergies franco-nippones : après les C1 et 107 développées avec Toyota, le groupe hexagonal s’est allié avec Mitsubishi pour débouler sur le marché de l'automobile électrique. De prime abord, cette citadine, dessinée et conçue dans l’Archipel, déconcerte par ses proportions improbables : presque exempte de porte-à-faux, forte d’un empattement record de 2,55 m, affublée de vitrages latéraux en parapluie et d’une immense baie de pare-brise elliptique qui mord le minuscule capot, cette citadine ovoïde revendique sans ambages son statut de voiture minimale. Repoussées aux quatre coins de la caisse, les roues de 15 pouces font presque figure de roulettes, tant la silhouette monovolume s’étire en hauteur ! Une architecture qui fait de l’engin un véritable OVNI dans le trafic.

Presque aussi compacte qu’une C1 avec ses 3,47 m, la nouvelle venue s’avère ainsi particulièrement haute (1,61m) - toisant sa sœur de gamme de quelques 14 cm - et surtout plus étroite de 15 cm (1,48 m). Cette drôle de bulle urbaine étonne également par son style "bio", dont l’occident a perdu l’habitude depuis les années 90. Les minuscules projecteurs en amande, sertis entre la baie de pare-brise, le bouclier, et les arches de roue joufflues, semblent considérer la route avec une perplexité amusée.


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