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Essai Citroën DS4 1.6 THP 200

Essai Citroën DS4 1.6 THP 200 : référence en devenir

Le 13/05/2011 par Julien Azoura
Dans sa stratégie de montée en gamme, Citroën orchestre un nouvel assaut avec la DS4. Galbée comme une diva, elle sacrifie quelques aspects pratiques au bénéfice du style et semble ainsi viser une clientèle d'épicuriens en mal d'originalité. Une pierre de plus dans le jardin des allemands, que nous avons prise en main dans la région de Barcelone.
 
Avec sa DS4, judicieux mariage d'un coupé et d'un SUV, Citroën enrichit une gamme DS encore jeune et néanmoins pleine d'ambition. Après une DS3 à succès, portée par quelques 90 000 ventes en 13 mois, et avant l'étonnante DS5 dévoilée au salon de Shanghai, cette nouvelle venue impose elle aussi la signature chic de cette gamme parallèle. La marque aux Chevrons n'a donc pas lésiné sur le raffinement, à grands renforts de matériaux cossus, au point de propulser cette C4 embourgeoisée tout droit vers le segment Premium. Après tout, la DS3 a bien fait du tord à l'incontournable Mini, référence sur le marché des citadines haut de gamme...
Conjuguant style et performance avec virtuosité, la DS4 s'approprie sans scrupule le performant THP 200 ch et met ainsi en exergue l'excellent comportement routier de ce coupé haut perché. Plus efficace qu'une C4 et mieux équipée, cette première de la classe peut compter sur de solides atouts.

Dérivée de la récente C4, qui a misé sur la sobriété pour mieux rivaliser avec les pointures germaniques, la DS4 fait plutôt le choix de l'audace. On reconnaît la classique berline compacte dans les formes générales, mais dans le détail sa frangine démoniaque change du tout au tout. A commencer par la face avant, plus virile, qui arbore une calandre en trapèze inversé et un bouclier plus sculpté. L'arrière se distingue encore davantage avec des feux inédits, un pare-choc plus saillant et surtout des ailes nettement plus musclées. La découpe des portes arrière est d'ailleurs fortement affectée par cet embonpoint, qui a contraint la DS4 à renoncer aux vitres arrière ouvrantes. Au même titre, les passagers arrière auront du mal à s'introduire dans l'habitacle à cause d'une ouverture trop étroite. Qu'importe, la Citroën revendique des gènes de coupé et assume son choix. Elle camoufle d'ailleurs les poignées de ses portes arrière à l'extrémité des custodes.


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