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Présidentielle : ce que les candidats veulent faire pour l'automobile
par Laurent Meillaud
Les réponses envoyées au CNPA

Présidentielle : ce que les candidats veulent faire pour l'automobile

Le Conseil National des Professionnels de l'Automobile publie à quelques jours du premier tour les engagements des candidats.

Le blog de campagne du CNPA (http://www.avenir-automobile.fr) répertorie les réponses des candidats à la Présidentielle de 2012 sur un certain nombre de points. Du moins ceux qui ont bien voulu répondre... En voici une synthèse.

Sur la filière française de l'automobile :
Nicolas Sarkozy propose un "Pacte automobile de seconde génération". Le candidat insiste aussi sur la nécessité de "mettre fin aux pratiques abusives des constructeurs français et étrangers vis à-vis des distributeurs".
François Hollande voit dans les aides mises en place pendant la crise une "prime à la production délocalisée" de voitures de faible cylindrée. Il souhaite développer l'emploi dans les services et la distribution et mettre en place des filières complètes de recyclage. Il se dit favorable à des "clusters" (pôles de compétitivité) dans les régions.
François Bayrou propose d'encourager l’innovation et la recherche mais aussi d'améliorer la formation à ces métiers qui assurent la présence de la filière automobile et des circuits de distribution sur l’ensemble du territoire. »
Marine Le Pen plaide pour "un protectionnisme intelligent qui fixe les droits de douane ou les contingentements selon les pays d’origine".
Jean-Luc Mélenchon veut encourager "les nouveaux métiers de la mobilité".
Eva Joly plaide pour "la reconversion d’une partie de l’industrie automobile vers les emplois, plus nombreux, générés par les modes de déplacement alternatifs".

Sur la fiscalité :
Pour Nicolas Sarkozy, "le barème du bonus-malus doit devenir prévisible sur au moins trois ans".
François Bayrou évoque les "règles fiscales sur les véhicules de société, qui ne doivent pas avoir pour effet de freiner artificiellement le renouvellement des flottes des TPE et PME".

Sur la voiture propre :
Nicolas Sarkozy a pour "ambition d’accompagner l’essor en France du véhicule électrique", avec un maintien du bonus et un objectif de 40 000 points de recharge en 2017.
Jean-Luc Mélenchon est plus réservé sur la voiture électrique. Il considère qu’elle ne règlera pas la question de la fin des énergies carbonées. Il envisage, en revanche, "le redéploiement du réseau ferroviaire sur le territoire".
François Hollande veut mettre fin à la logique de concurence - voiture contre transports collectifs - et plaide pour une politique de complémentarité des modes". Il souhaite élargir la compétence transports à la mobilité dans les régions.
Eva Joly plaide pour la poursuite de la recherche pour « des véhicules à faible consommation : 2 à 3 litres aux 100 km », et ne souhaite pas pérenniser les aides aux agro carburants actuels.
Marine Le Pen déclare que "les moyens de transport sont complémentaires".
Nicolas Dupont-Aignan propose la mise en place d’Etats Généraux de l’Avenir Energétique.

Sur la sécurité routière :
François Hollande souhaite « passer un contrat de responsabilité avec les Françaises et les Français, qui doivent se reconnaître dans le politique de sécurité routière. »
Pour François Bayrou, "la prévention va de pair avec l’éducation".
L’action d’Eva Joly en faveur de la sécurité routière repose sur trois piliers : le comportement des usagers et spécialement l’alcool, les infrastructures « pour ne pas générer des augmentations de vitesse » et les véhicules, « tout particulièrement sur leur entretien, leur contrôle".
Nicolas Dupont-Aignan est contre "la logique rétributive qui détermine aujourd’hui l’implantation des radars", mais aussi pour "un durcissement de la législation pour les véritables chauffards". Il est aussi favorable à "une meilleure formation à l’anticipation des risques et à un renforcement du contrôle technique".
TAGS : automobile, cnpa, présidentielle 2012