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Essai Dacia Lodgy 1.5 dCi 110 ch 7 places , 1.2 TCe 115 ch et 1.6 MPI 85 ch

Essai Dacia Lodgy 1.5 dCi 110 ch 7 places, 1.2 TCe 115 ch et 1.6 MPI 85 ch : carton plein

Le 27/04/2012 par Adrien Cortesi
Credit Photo - Autodéclics/AC
Essai Dacia Lodgy 1.5 dCi 110 ch 7 places, 1.2 TCe 115 ch et 1.6 MPI 85 ch : carton plein
Fiche technique : Dacia Lodgy
Depuis le phénomène Logan en 2004, chaque arrivée d’une nouvelle Dacia constitue une mauvaise nouvelle pour la concurrence. Le constructeur Roumain continue en effet de répondre précisément aux attentes d'une part grandissante de la clientèle : le rapport prix/prestation. Et cet essai sur les routes tourmentées de Marrakech révèle un Lodgy bien né, au confort de conduite impressionnant. Un monospace au rabais ? Oui, mais seulement par son prix !
A qui profite la crise ? Dans un contexte de conjoncture économique difficile, Dacia frappe en effet dans le mille. Les chiffres de croissance du constructeur parlent d’eux-même avec plus de 20 % de croissance annuelle entre 2004 et 2011, soit 30 % des ventes mondiales du groupe Renault. Un succès planétaire qui s’explique également par une nouvelle tendance liée à l’aspect « superflu » des nouvelles technologies et autres équipements sophistiqués. Ainsi, en proposant des équipements incontournables mais « suffisants », la marque peut prétendre à niveler les prix par le bas.

Autre facteur essentiel dans cette démarche : l’abaissement des coûts de fabrication. Les pays en voie de développement sont visés dans l’implantation de nouvelles usines, notamment au Maroc où le Lodgy est fabriqué. Du côté des prévisions de ventes, on prévoit chez Dacia des volumes proches de ceux du Duster, mais avec une meilleure anticipation sur les délais de livraisons « à rallonge » (plus de six mois) qu’a connu ce dernier, notamment à cause d’une carence de moteur dCi.
Le doigt où ça fait mal
Le doigt où ça fait mal
Autodéclics/AC
Le cahier des charges du monospace « low-cost » tourne autour de trois critères : un maximum de volume, un équipement complet et un prix plancher. Mais cela ne signifie pas faire l’impasse sur le style ni sur le développement du châssis.
Si la Logan a été l’objet de quelques railleries en matière de design, les efforts du constructeur roumain semblent évidents depuis la Sandero et le Duster. Rappelons que la clientèle Dacia provient à 50 % du marché de l’occasion, ou du neuf pour des véhicules d’il y a 10 ans, assurément dans un but « utile ».

Et pourquoi pas y joindre l’agréable ? C’est bel et bien le pari du Lodgy qui se paye le « luxe » de proposer un inédit système de navigation, le premier tactile pour le groupe Renault. De quoi rendre jaloux un certain Renault Scénic... Dacia enfonce le clou en affichant cette option à un tarif pour le moins concurrentiel : 430 euros. Car si le Lodgy « moyen » hisse son tarif autour de 15 000 euros, l’ensemble des options proposées restent elles-aussi « low-cost ». Voilà qui ne devrait pas arranger les phénomènes de cannibalisation au sein du groupe Renault…
Une Dacia à vivre
Une Dacia à vivre
Autodéclics/AC
En s'installant à bord du Lodgy, l'impression « low cost » n’apparaît pas aussi nette que l’on pourrait le penser. Dans notre finition Prestige, la planche de bord marie en effet différents aspects et teintes de plastiques selon les zones et le résultat se veut plutôt réussi. Pas question bien sûr d’aller chercher un quelconque matériau moussé ou encore une sellerie en cuir, mais le traitement de l’habitacle se veut relativement soigné.

Notez que la finition Lauréate compte déjà une dotation complète avec la climatisation manuelle, le limiteur de vitesses, les feux antibrouillards, les rétroviseurs électriques ou encore les réglages en hauteur des sièges, volant et ceintures. Divers inserts chromés viennent en outre égayer la présentation. La finition la plus élevée, qui hisse le tarif de 1000 euros pour culminer à 16 500 euros ajoute le système de navigation, les jantes alu 16 pouces, les vitres arrière électriques, le radar de recul et le volant (et pommeau de vitesses) gainés de cuir. Que demander de plus ?

Au chapitre des déceptions, on retiendra le dessin des sièges un peu trop « plat » et, plus surprenant au regard de l’habitabilité vaste, le manque de recul des sièges avant. Les gabarits dépassant les 1,85 m devront en effet plier les genoux pour qu'ils ne buttent contre le bas du tableau de bord. Du coup, l’espace aux jambes est important à l’arrière, où les passagers profitent d’un confort très satisfaisant, même sur la troisième rangée de sièges rabattable dans le coffre. La concurrence ne peut en dire autant puisqu'elle ne propose généralement que de simples « stapontins » inadaptés aux adultes…
Confort insoupçonné
Confort insoupçonné
Autodéclics/AC
Ce qui frappe le plus dès les premiers tours de roue, c’est la qualité d'amortissement du Lodgy. Les ingénieurs n’ont d’ailleurs pas manqué de nous rappeler l’important travail réalisé dans ce domaine : compartiment moteur et insonorisant de pavillon pour une meilleure filtration, garnitures de plancher et portes semi autoclaves pour un niveau sonore réduit, bref, un soin tout particulier qui confirme que le Lodgy fait un bond en avant par rapport au Duster. Si nous n’avons pu dépasser les 120 km/h sur notre parcours, les bruits aérodynamiques et les percussions de suspensions se sont révélés fort maîtrisés.

Côté tenue de route, le Lodgy demeure sans surprises avec un comportement sain et sécurisant en toutes circonstances. Et ce malgré l’absence d’ESP. Même si le train avant n’est pas des plus incisifs, il offre un très bon guidage une fois inscrit en virage et le roulis apparaît contenu. Seules quelques remontées de couple dans le volant, voire de légères pertes de motricité, sont perceptibles à basse vitesse lors de certaines accélérations roues braquées.

Il faut dire que le 1.5 dCi de 110 ch délivre un couple assez brutal passé 1500 tr/min, avec un temps de réponse relativement élevé. Sur les petites routes montagneuses, le caractère du petit diesel s'est montré un peu creux sous 1 500 tr/min en raison d’un étagement perfectible avec une seconde manquant d’allonge et une troisième un peu trop longue. Passé ce désagrément, cette motorisation aux performances très honorables correspond aux besoins du conducteur désireux de pouvoir doubler sans arrière-pensée. Un cas de figure où le dCi 90 se montre bien moins à l’aise, bien que suffisant au demeurant. Il nous est même apparu un peu moins paresseux dans les très bas régimes...
Plaisir d’essence !
Plaisir d’essence !
Autodéclics/AC
Remplaçant du 1.6 16v 110 ch au sein de la banque d’organe Renault, le 1.2 TCe 115 ch sera, lui, disponible à partir du second semestre sous le capot du Lodgy. Par chance, nous avons pu tester cette version qui s’est révélée d’emblée comme la motorisation la plus souple et la plus agréable de toutes. Ce petit 1.2 turbocompressé reprend sous 1 500 tr/min sans sourciller et délivre des accélérations à la fois franches et feutrées, toujours dans un étonnant silence de fonctionnement. Un agrément supérieur au dCi 110 qui se paie toutefois par une consommation moyenne supérieure de près de 2 l/100 km.

Enfin, nous avons essayé LA version à quatre chiffres, la Lodgy « base » 1.6 MPI 85 ch à 9 990 euros. Un tarif irréaliste ? Oui, si l’on en croit les prévisions de vente de la marque qui se situent entre 14 500 et 14 700 euros... et le malus de 750 euros frappant cette version en raison de ses 165 g/km de CO2 !
Si ce modèle de base à 5 places n’offre que le « minimum syndical » en matière d’équipement, à savoir l’ABS, les airbags, la direction assistée ou encore le Pack fumeur (!), n’espérez pas trouver un quelconque réglage du volant, de boîte à gants fermée, de vitres électriques, d’ordinateur de bord ni même de banquette arrière fractionnable ! Mais ce que vous n’enlèverez pas à cette Lodgy, c’est son gigantesque volume d’habitacle, son confort de suspensions moelleux à souhait et le sérieux de sa fabrication.

Enfin, malgré les seulement 85 ch de cette version d'appel, l’agrément au volant demeure suffisant, même si ce n'est pas un modèle du genre en termes d’acoustique et de consommation en ville. Reste qu’au final, un monospace de cette taille à moins de 10 000 euros, c’est... incroyable mais vrai !
Que demander de plus ?
Que demander de plus ?
Autodéclics/AC
A près de 5000 euros de moins qu’un Scénic de base, le Lodgy a de quoi faire réfléchir. Avec sept vraies places, un volume d’avion cargo, une dotation complète et un agrément dynamique soigné, l’irrésistible percée du constructeur atteint un niveau de crédibilité inquiétant pour la concurrence. Au tour à présent du Lodgy d’endosser le slogan de « voiture à vivre », tout en gardant à l’esprit la raison d’être de la marque Dacia : le prix.
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