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Les marques françaises sur le haut de gamme

Les marques françaises et le haut de gamme : une équation impossible?

Le 21/05/2010 par Bruno Camus
Les marques françaises et le haut de gamme : une équation impossible?
Credit Photo - DR
Les marques françaises sont marginales sur le segment haut de gamme face à l’hégémonie germanique : problème de savoir faire ou d’image ? La France, pays de l’industrie du luxe, ne saurait-elle pas fabriquer des modèles premium ?
 
Alors que Renault arrête la production de la Velsatis après huit années de commercialisation pour un volume de seulement 62 000 véhicules, dont près de 90% vendus à des flottes d’entreprises ou d’administration, P.S.A (Peugeot – Citroën) ne parvient pas davantage à écouler ses 607 et C.6. Quand PSA vend par an 1000 607 et C.6 (1118 et 844 précisément en 2009), Audi vend 3000 A.6, BMW autant de série 5 et Mercedes 6000 classe E. Face aux Mercedes, BMW et Audi qui réalisent la quasi-totalité des ventes du segment haut de gamme en France (5% des parts de marchés contre 15 en Allemagne), les constructeurs français peinent à exister. Certes, les autres marques non germaniques comme Lexus, Infiniti, Chrysler, Lancia, Volvo ou Jaguar ne font pas mieux, mais le cas français pose question dans un pays réputé et envié pour sa tradition de leadership dans l’industrie du luxe.

Comment en effet expliquer qu’alors que la parfumerie, la maroquinerie, l’orfèvrerie, le textile et les vins et spiritueux de facture française dominent le secteur du luxe à l’échelle planétaire, l’automobile ne parvienne pas à s’imposer en ce domaine ?
Notre industrie automobile nationale détient pourtant un savoir-faire depuis fort longtemps et nos ingénieurs et designers savent fabriquer des modèles qui plaisent aux consommateurs, mais dans les segments inférieurs…
Bruno Camus
Bruno Camus est Docteur en Gestion, Professeur de Marketing à Euromed Management. Auteur de plusieurs ouvrages parus aux Editions d’Organisation et d’articles académiques, ses travaux de recherche sont très centrés sur le secteur automobile avec lequel il travaille par ailleurs comme consultant.
Pour Autodéclics, il analyse et décode les stratégies des constructeurs et apporte un éclairage sur la complexité de leur marché et de leur environnement.


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