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Radars mobiles : une faille dans le système ?
Credit Photo - DR
La fiabilité des radars mobile remise en question

Radars mobiles : une faille dans le système ?

Présentée comme infaillible par la Sécurité Routière, la nouvelle voiture banalisée capable de flasher tout en circulant ne serait pas encore totalement au point.

C'est en tout cas ce qu'affirme aujourd'hui l'association « 40 millions d'automobilistes », au terme d'une nouvelle enquête. Mêlés au flot de la circulation, ces appareils devaient permettre aux forces de l'ordre de photographier à la fois les véhicules qui les doublent et ceux qui les croisent dans le sens inverse de circulation. Sauf que la réalité est un peu plus opaque. Explications.

Par l'intermédiaire de l'un de ses membres, l'association de défense des automobilistes s'est procurée un procès-verbal d'excès de vitesse constaté par l'un de ces radars « imparables ». « Nous avons alors fait le choix de demander la photographie afin de pouvoir engager une procédure de contestation » explique Ingrid Attal, avocate en droit routier et présidente de la commission juridique de "40 millions d'automobilistes". 

A la réception du cliché, il s'agissait d'une infraction constatée le 29 octobre 2013 à 14h28 en sens inverse de circulation et « à notre grande surprise, le cliché est si sombre que l'automobiliste n'est absolument pas identifiable, contrairement à sa plaque d'immatriculation » poursuit-elle.
Cela consiste donc à faire prévaloir l'identification du véhicule sur l'identification du conducteur, avec une conséquence juridique directe : en cas de contestation de l'infraction, l'automobiliste peut « sauver ses points », mais reste redevable d'une amende pécuniaire en sa qualité de propriétaire du véhicule.
A la suite de son courrier de contestation, l'automobiliste a eu l'agréable surprise de recevoir une réponse l'informant que son dossier était « classé sans suite ».

« Il est assez rare en pratique que l'Officier du Ministère public de Rennes décide de classer une infraction issue du contrôle automatisé sans qu'une faille n'existe dans le système. En général, il convoque l'intéressé à une audience de la juridiction de proximité » reprend Ingrid Attal.
Ces radars de dernière génération ne seraient-ils pas aussi fiables et redoutables que les Pouvoirs publics veulent nous le laisser croire ? La question mérite d'être posée...
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