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Allemagne: au moins 2 sites menacés si Berlin n'aide pas Opel (syndicats)

Allemagne: au moins 2 sites menacés si Berlin n'aide pas Opel (syndicats)

FRANCFORT, 2 juin 2010 (AFP) - Le représentant des salariés d'Opel, Klaus Franz, a dit mercredi craindre pour "au moins deux usines" sur les quatre du constructeur en Allemagne, si Berlin lui refuse les garanties publiques qu'il demande depuis des mois.
 

"S'il lui était opposé une fin de non-recevoir, (la maison mère américaine d'Opel) General Motors restructurerait selon sa propre méthode: il faudrait alors craindre la fermeture d'au moins deux usines Opel allemandes", écrit M. Franz, vice-président du conseil de surveillance du constructeur, dans un communiqué.

La mise en oeuvre du plan de restructuration d'Opel est suspendue depuis des mois à la décision de l'Allemagne, où est employée environ la moitié des effectifs du groupe. Berlin est appelée à contribuer pour plus d'un milliard d'euros répartis entre l'Etat fédéral et les quatre Etats régionaux où Opel a des usines.

De son côté, Opel se dit toujours "confiant" d'obtenir les garanties allemandes "indispensables pour obtenir un crédit" et "n'a actuellement pas d'autre plan" que celui présenté aux gouvernements européens, a affirmé un porte-parole interrogé par l'AFP

La firme à l'éclair réclame au total 1,8 milliard d'euros de garanties financières aux gouvernements européens. Il prévoit de supprimer "environ 8.000 emplois" sur près de 50.000 en Europe, a indiqué le porte-parole.

Opel a "déjà l'engagement du gouvernement britannique et des signes positifs en Espagne". En Pologne et en Autriche, "nous discutons avec les gouvernements", a-t-il précisé.

Berlin s'est montré jusqu'ici très réticent, et le ministre de l'Economie Rainer Brüderle a encore souligné mardi qu'il était "très sceptique" sur la demande d'aide.

Le ministre libéral (FDP) doit encore consulter la chancelière conservatrice (CDU) Angela Merkel et compte sur une décision d'ici la semaine prochaine, après la réunion d'une commission fédérale vendredi, a-t-il précisé.

Le gouvernement allemand estime que General Motors, revenu dans le vert au premier trimestre, peut assurer lui-même la restructuration de sa filiale européenne.

Mais le gouvernement américain, qui a renfloué General Motors, en "détient toujours la majorité, et n'est pas prêt à payer pour des emplois en Europe, et à mettre à disposition l'argent des contribuables américains pour la restructuration d'Opel", affirme M. Franz.

Plusieurs Etats régionaux allemands, inquiets pour l'emploi dans leurs usines, pressent également Berlin d'accorder son aide.


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