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Panda à Pomigliano: début de négociations de la dernière chance chez Fiat

Panda à Pomigliano: début de négociations de la dernière chance chez Fiat

MILAN (Italie), 8 juin 2010 (AFP) - Le groupe automobile italien Fiat et les syndicats ont entamé mardi à Turin (nord) des négociations de la dernière chance pour arriver à un accord sur une plus grande flexibilité dans l'usine de Pomigliano (sud) afin d'y rapatrier la production de la Panda.
 

Les négociations ont démarré en fin de matinée, a-t-on appris auprès du groupe qui n'était pas en mesure de dire si elles s'achèveraient dans la journée.

Dimanche, le directeur général, Sergio Marchionne, avait été clair: "nous espérons trouver un accord mais tout le monde doit faire des efforts, nos demandes ne sont pas extraordinaires. Si on trouve un accord, la production démarrera en 2011, sinon nous irons la faire ailleurs".

Fin mai, il avait déjà indiqué qu'il n'était plus possible "d'accepter des retards supplémentaires" et souligné que l'avenir de l'usine, qui emploie plus de 5.000 personnes, serait en danger si la Panda n'y était pas produite.

Fiat compte investir 700 millions d'euros pour produire à Pomigliano la Panda dont le modèle actuel est assemblé à Tychy en Pologne.

Avec ce rapatriement, 270.000 voitures par an seraient produites dans cette usine située près de Naples contre 35.000 en 2009, année marquée par de nombreuses périodes de chômage partiel à cause de la crise.

Mais le groupe demande en échange aux syndicats de revoir les accords actuels afin de rendre l'usine plus compétitive et l'organisation du travail plus flexible.

Fiat souhaite notamment mettre en place dix-huit tours sur six jours, tripler le nombre d'heures supplémentaires à 120 par an, réduire la pause de 40 à 30 minutes et introduire des sanctions en cas d'absentéisme.

Des conditions qui ne plaisent pas à la Fiom, branche métallurgie de la CGIL, le premier syndicat italien.

Maurizio Landini, son secrétaire général, s'est dit lundi "disponible à chercher un accord" à condition que les propositions de Fiat respectent la convention collective et le droit du travail, ce qui pour le moment n'est pas le cas, selon lui.

D'autres syndicats plus modérés, favorables aux propositions de Fiat, se sont en revanche dits prêts à signer un accord sans la Fiom.


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