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Le ministre allemand de l'Economie toujours réticent à aider Opel

Le ministre allemand de l'Economie toujours réticent à aider Opel

BERLIN, 9 juin 2010 (AFP) - Le ministre allemand de l'Economie Rainer Brüderle a répété mercredi sa réticence à accorder une aide au constructeur automobile Opel, filiale de General Motors, qui pourrait être fixée sur son sort après une réunion cruciale jeudi.
 

M. Brüderle a précisé qu'aucune décision officielle n'avait été prise.

Mercredi soir, une réunion de la commission gouvernementale chargée de statuer sur une aide publique doit se tenir, et la chancelière Angela Merkel recevra jeudi à Berlin les chefs de gouvernement des quatre Etats régionaux dans lesquels sont implantées des usines Opel.

Le gouvernement fédéral, qui vient d'annoncer aux Allemands une sévère cure d'austérité, semble toujours opposé à l'idée d'aider Opel.

"General Motors a la capacité de faire lui-même des efforts, de se moderniser", a affirmé le ministre libéral (FDP) à la télévision ARD, rappelant que le constructeur américain, quasi-nationalisé, avait réalisé un bénéfice de plus de 800 millions de dollars au premier trimestre.

Pour sa part, un responsable des questions économiques au sein du parti conservateur CDU d'Angela Merkel, Kurt-Joachim Lauk, s'est dit "étonné que la direction d'une entreprise aux Etats-Unis, qui appartient à 61% à l'Etat américain (...), vienne frapper à (la) porte" de l'Allemagne.

"C'est la norme dans une entreprise (...) que la maison-mère s'occupe de sa filiale et non qu'elle transfère ses problèmes ailleurs", a insisté le ministre Brüderle.

La filiale européenne de GM demande 1,1 milliard d'euros sous forme de garanties à l'Allemagne, où elle emploie environ la moitié de ses effectifs. Le plan de restructuration d'Opel prévoit la suppression d'environ 8.00O emplois en Europe, sur un total de 46.000.

Et Mme Merkel se rendrait impopulaire si un refus d'aider Opel entraînait des suppressions d'emplois supplémentaires.

GM veut contribuer à hauteur de 1,9 milliard d'euros, et réclame 1,8 milliard d'euros de garanties aux gouvernements allemand, britannique, espagnol polonais et autrichien pour le mener à bien.

Le feuilleton Opel se prolonge depuis novembre 2008 en Allemagne lorsque le constructeur a demandé pour la première fois de l'aide. Sorti de faillite, GM a décidé en novembre de restructurer lui-même Opel.


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