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Fiat: le syndicat Fiom-CGIL refuse de signer l'accord sur Pomigliano

Fiat: le syndicat Fiom-CGIL refuse de signer l'accord sur Pomigliano

MILAN (Italie), 14 juin 2010 (AFP) - Le syndicat italien Fiom-CGIL a annoncé lundi qu'il refusait de signer l'accord sur l'organisation du travail dans l'usine Fiat de Pomigliano (sud), qui emploie plus de 5.000 personnes et où le groupe veut produire la future Panda.
 

Ce texte avait été accepté vendredi par les syndicats Fim-Cisl, Uilm, Fismic et Ugl, qui représentent la majorité des salariés de l'usine. Ils doivent encore le soumettre à un vote de leurs adhérents.

"Ce texte présente des éléments juridiques illégitimes", a déclaré Maurizio Landini, le secrétaire général de la Fiom, branche métallurgie de la CGIL, le principal syndicat italien.

La Fiom a appelé ses adhérents à une grève de 8 heures le 25 juin, jour de la grève générale contre le plan d'austérité du gouvernement à l'appel de la CGIL.

Fiat compte investir 700 millions d'euros pour produire à Pomigliano la Panda dont le modèle actuel est assemblé à Tychy en Pologne, à condition que les syndicats acceptent de revoir les accords actuels pour rendre l'usine plus compétitive.

Avec ce rapatriement, 270.000 voitures par an seraient assemblées dans cette usine située près de Naples contre 35.000 en 2009.

L'accord signé vendredi prévoit la mise en place de dix-huit rotations afin de faire fonctionner l'usine 24 heures sur 24 durant six jours, une augmentation du nombre d'heures supplémentaires et une réduction du temps de pause.

Fiat pourra par ailleurs ne pas payer l'indemnité maladie à sa charge en cas d'absentéisme jugé "anormal" et établir des sanctions allant jusqu'au licenciement en cas de non-respect de l'accord.

Ce dernier point, qui est le plus controversé, va à l'encontre du droit de grève pour la Fiom. "Nous ne comprenons pas pourquoi Fiat veut supprimer les contrats et les lois de notre pays pour faire des investissements", a martelé M. Landini.

Fiat et les syndicats doivent se réunir à nouveau mardi à Rome.

Le groupe n'a pas encore pris sa décision définitive mais il n'exclut pas de signer un accord définitif sans la Fiom.

Vendredi, le directeur général du groupe, Sergio Marchionne, avait prévenu que Pomigliano risquait la fermeture en cas d'échec des négociations.


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