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Fiat: l'accord sur le site de Pomigliano continue de diviser

Fiat: l'accord sur le site de Pomigliano continue de diviser

MILAN (Italie), 18 juin 2010 (AFP) - L'accord sur l'organisation du travail dans l'usine Fiat de Pomigliano (sud), signé par tous les syndicats sauf un, Fiom-CGIL, continue de susciter les polémiques et de diviser l'Italie, alors que les syndicats vont le soumettre par référendum à leurs adhérents mardi.
 

Le constructeur automobile Fiat compte investir 700 millions d'euros pour produire à Pomigliano d'Arco, dans la province de Naples, la Panda dont le modèle actuel est assemblé à Tychy en Pologne à condition que les syndicats acceptent de revoir les accords actuels pour rendre l'usine plus compétitive.

L'accord préparé par le groupe italien a été accepté le 11 juin par la majorité des syndicats qui l'ont signé le 15 juin pour le soumettre mardi au référendum de leurs adhérents.

Pour protester contre cet accord, les ouvriers de Mirafiori, l'usine turinoise symbole du groupe Fiat, ont croisé les bras vendredi matin.

"Devant la possibilité de voir augmenter la production dans les usines italiennes, nous sommes prêts à faire notre part, mais cela ne peut se faire au détriment de nos salaires, de nos droits, de notre dignité", expliquent les travailleurs turinois dans un appel adressé à la direction du groupe.

"Cet accord est un suicide. La gauche immobile est incapable de défendre ses ouvriers", fustigeait vendredi dans Repubblica l'ancien leader syndical Sergio Cofferati, actuel euro-parlementaire du Parti Démocrate (gauche).

Pour le vice-ministre au développement économique Adolfo Urso cet accord peut représenter au contraire "un progrès dans les rapports sociaux et productifs, en ligne avec ce qu'ont fait d'autres pays comme l'Allemagne".

Le patron de Fiat, Sergio Marchionne, a regretté pour sa part vendredi "toute cette polémique sur un accord, qui devait être fondamentalement extrêmement simple."

Si les syndicats continuent de discuter de manière interminable chaque accord avec des délais "qui n'ont pas d'équivalent dans l'histoire de l'Europe", alors l'Italie "n'aura pas de futur dans l'industrie manufacturière, l'industrie n'existera plus", a déclaré Sergio Marchionne aux agences italiennes.


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