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par Bertrand Debeuret
Les plaques minéralogiques arrière blanches

Les plaques minéralogiques arrière blanches autorisées !

Oubliez le jaune criard perturbant les regards envieux portés à l'arrière train de votre belle, le blanc est de mise, et en toute légalité !

Le blanc coopérerait mieux avec les radars…

Alors que l’automobiliste n’a jamais été autant épié et réprimé, les autorités auraient-elles décidé de lui faire une fleur ? Bien rares sont en effet les propriétaires d’auto (et de moto) à trouvez le jaune que l’on nous impose depuis 1996 du meilleur goût. A vrai dire, le choix de légaliser le blanc viserait davantage à améliorer la lisibilité des plaques, mais aussi le taux de réussite des flashs des radars automatiques, souvent réfléchis par le jaune classique...

C’est dans la discrétion, puisque sans réelle communication, qu’un arrêté a été porté le 27 avril dernier à l'arrêté du 1er juillet 1996 concernant les plaques d'immatriculation. Ce dernier stipulait jusqu’ici que : « Le numéro d’immatriculation des véhicules immatriculés en séries spéciales W et WW, ainsi que ceux mis pour la première fois en circulation ou faisant l’objet d’un changement d’immatriculation (ou d’un changement de plaques) en série normale et en série spéciale DF, est reproduit sur chaque plaque d’immatriculation en caractères noirs non rétroréfléchissants sur fond rétroréfléchissant blanc vers l’avant et jaune vers l’arrière. » C’est le Journal Officiel du 10 mai 2007 (page 8308, texte n°58) qui signalait la nouveauté : « Au premier alinéa de l’article 3 de l’arrêté du 1er juillet 1996 susvisé, le mot : « jaune » et remplacée par les mots « jaune ou blanc ». Simple, et inattendu…

Le nouveau système d’immatriculation arrivant en 2009 suivra t-il ?

Ce revirement de situation est d’autant plus curieux qu’il intervient à la veille d’une petite révolution en la matière. Le nouveau système d’immatriculation, qui mettra un terme à l’actuelle classification par département (entre autres), datant de 1950, doit ainsi entrer en vigueur en 2009. Dans un peu plus d'un an, chaque véhicule se verra attribuer une immatriculation qu’il conservera jusqu’à sa destruction. Lors de sa première mise en circulation (pour un véhicule neuf), ou lors de sa première revente (pour un modèle d’occasion).

Le numéro sera issu d'une série de 7 caractères alphanumériques, formée de 2 lettres, 3 chiffres, et à nouveau 2 lettres, le tout séparé par des tirets (exemple : AB-123-CD). La référence locale pourra néanmoins apparaître (sur la partie droite de la plaque et sur fond bleu, accompagnée d’un logo de la région), mais demeurera facultative.

Lors de sa présentation en 2005 par Nicolas Sarkozy, alors Ministre de l'Intérieur, le système prévoyait, à l’inverse de ce que l’on nous permet aujourd’hui, que les plaques seraient jaunes à l’avant comme à l’arrière… De quoi limiter pour le moins la durée de vie des plaques arrière blanches ! A moins que la récente modification s’applique elle aussi au système de 2009, mais la question reste pour l’heure posée...