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Essai Mazda CX-5 Skyactiv-D 175 ch

Essai Mazda CX-5 Skyactiv-D 175 ch : Le SUV compact nouvelle génération

Le 17/12/2011 par Florian Duchiron
Credit Photo - Mazda
Essai Mazda CX-5 Skyactiv-D 175 ch : Le SUV compact nouvelle génération
Fiche technique : Mazda
Mazda a fait les choses en grand en dépêchant en Italie, lieu de notre essai, toute l'équipe de développement de son dernier né, le SUV compact CX-5. Très attendu, il est la première concrétisation du nouveau style ''kodo'' et le fer de lance des technologies Skyactiv.
Tout un programme ce CX-5 tant il marque une étape importante pour le constructeur. Toujours en conquête de plus en plus de parts sur le marché européen, Mazda s'attaque ainsi au marché très concurrentiel des SUV compacts (dont les ventes ont augmenté de 150 % depuis 2006, hors marques premium).

Pour atteindre ces objectifs, Mazda cherche d'abord à attirer les regards avec son nouveau code stylistique « Kodo ». Un peu à l'image de Peugeot depuis son nouveau style appliqué sur la 508, la sportivité habituellement généreusement affichée est désormais plus mesurée. Les flancs du CX-5 sont particulièrement travaillé avec de larges ailes arrière pour un effet « propulsion ». Ces lignes font oublier les proportions du CX-5, un géant dans la catégorie avec 4,54 mètres en longueur (4,42 mètres pour le Ford Kuga et 4,44 mètres pour le Volkswagen Tiguan), qui devrait convenir au marché US. L'empattement y gagne aussi libérant un peu plus de place dans l'habitacle. En Contrepartie, le CX-5 est forcement moins facile dans les manœuvres que les modèles Ford et Volkswagen. Quoi qu'il en soit, la caméra de recul s’impose.
Plus qualitatif
Plus qualitatif
Même si l'ambiance est un peu terne, la qualité perçue a nettement augmenté.
Mazda
Au hasard des discutions, certains photographes (qui ont souvent un œil tout aussi critique que les journalistes) attendaient beaucoup des plastiques intérieur souvent fragiles face à leur robuste matériel photo. Leur réaction à été quasi instantanée, un grand pas a été franchi sur ce modèle avec des matières plus consistantes, mieux ajustées et plus résistantes. La présence d'une molette de contrôle de l'ordinateur de bord, dans le style Audi, renforce ce sentiment d'avoir gagné en qualité perçue, tout comme la présence en option d'un équipement audio signé Bose.

D'autres bonnes idées ont été reprises des marques douées en ergonomie intérieure, à l'image de ces tirettes situées dans le coffre pour rabattre les sièges sans effort, ou l'espace sous le coffre conçu pour y ranger la plage arrière. Le confort global du CX-5 est en outre vraiment agréable au quotidien, notamment grâce a l'excellent maintien et espace offert par les assises.

On lui a tout de même trouvé une certaine morosité quant au choix des teintes intérieures (il existe un intérieur beige clair en tissu qui nous a semblé toutefois peu qualitatif). Les espaces de rangement aussi, même s'il est possible de stocker une bouteille d'un litre dans chacune des 4 portes, les bambins seront vites à court d'espaces supplémentaires pour y caler leurs jouets.
Le concept Skyactiv
Le concept Skyactiv
La suralimentation à deux étage limite les creux à bas régime.
Mazda
C'est ici que la technologie Skyactiv est sensée jouer le plus. Rappelons qu'il s'agit ici d'intervenir dans tous les secteurs, motorisation, transmission, châssis... en quête de kilos superflu ou de frottements indésirables. Tout cela dans l'idée de chasser toute nuisance à la consommation, à l'environnement et au plaisir de conduite.

Au choix, deux nouveaux bloc Skyactiv, un 2.0 essence de 165 ch (210 Nm de couple) un peu poussif et bruyant dans les tours (surtout en boîte automatique) et un 2.2 diesel de 150 ch ou 175 ch (380 Nm à 420 Nm de couple). Seul ce dernier était à l'essai parmi les mazouts et il s'est montré de suite plus adapté au CX5. Tonique, tout restant relativement discret à l'oreille, ce bloc dispose en outre d'une suralimentation à deux étages générant de belles relances à tous les régimes.

Ces motorisations reçoivent en outre l'excellent système i-stop et sont d'ores et déjà éligibles à la norme Euro6, grâce notamment à des taux de compression moins élevés (une solution possible grâce à l'allégement global du véhicule) et à une combustion plus qualitative générant moins de NOX.
Light is right
Light is right
On apprécie la douceur de direction du CX-5.
Mazda
La chasse aux kilos entamée par Mazda se sent aussi sur la route où l'on retrouve le dynamisme en courbe, typique de la marque. Et malgré un gabarit plus imposant que ses concurrents, il reste dans la même fourchette de masse (1 455 Kg pour l'essence et 1 540 Kg pour le diesel), voir parfois légèrement plus léger.

Le SUV vire à plat, bien campé sur ses 4 roues, tout en restant suffisamment souple dans son amortissement. Tout comme le Mazda5, le CX-5 tient particulièrement bien ses trajectoires (à allure de père de famille), grâce à une mise au point toute particulière de la direction. Cela se traduit concrètement par moins de corrections au volant.

En plus d'utiliser en première mondiale une qualité d'acier ultra haute résistance (pour les piliers B et la barre frontale anti-encastrement), le CX-5 dispose aussi en option d'aide à la conduite comme l'alerte de franchissement de ligne, la gestion intelligente des feux de route, la surveillance d'angles morts, voir l’arrêt d'urgence automatique (de 4 à 30 km/h).
Bilan
Bilan
Le CX-5 dispose de nombreux atouts pour bien se positionner sur le segment.
Mazda
Pour son habitacle, Mazda semble s’être inspiré à bon escient de quelques concurrents bien réputés en modularité et en ergonomie. Côté mécanique en revanche, le constructeur japonais a privilégié sa propre voie avec des paris techniques sur le thermique plutôt que de trop miser sur l’électrique ou l'hybridation. Son gabarit est à prendre en compte au moment des créneaux même si les quelques centimètre en plus face à la concurrence jouent surtout sur son habitabilité accrue. Le SUV japonais se montre enfin particulièrement à jour et généreux en matière d'équipements, que ce soit de confort ou de sécurité.

Lancé au début 2012, le CX-5 sera disponible en 3 niveaux de finitions avec un prix d'appel de 24 890 euros pour le modèle essence, 2 roues motrices à boîte mécanique. Son équivalent diesel débutera à 26 690 euros. Pour l'heure le détail des équipement de série et le tarif des option n'a pas encore été dévoilés mais on sait déjà que le second niveau de finition devrait être, d'entrée, particulièrement bien doté.
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