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Essai express Toyota GT 86

Essai express Toyota GT 86 : gourmandise

Le 07/02/2012 par Bertrand Debeuret
Credit Photo - DR
Depuis l'abandon de sa filière sportive, Toyota peinait à déchaîner les passions. Mais voilà que déboule la GT 86 et son cocktail de saveurs : ligne ravageuse, moteur boxer et propulsion. Servie sur un circuit, la recette nous est apparue savoureuse.
 
Toyota aujourd'hui, c'est une gamme de berlines sérieuses mais sans fantaisie, une référence sur le marché de l'hybride et une grande expérience du tout-terrain. Une stratégie ne laissant guère de place à la passion et muselant l’imagination des ingénieurs. L'avantage, c'est qu'en libérant aujourd'hui cette frustration accumulée depuis des années, la marque ne pouvait qu'envoyer la foudre et mettre dans le mille.

Portée dès l'origine par Akio Toyoda, patron de la marque depuis 2009 et pilote à ses heures, la GT 86 marque un retour aux sources pour Toyota : ce n'est autre que l'interprétation moderne de l'AE86 Levin, coupé joueur issu de la Corolla de 1983, bien connu des amateurs de drift. Son arrivée n'est pourtant pas le fait du seul constructeur nippon. Ce coupé 2+2 a en effet été développé en tandem avec Subaru, qui commercialisera sa propre version nommée BRZ. Un deal tout à fait semblable à celui unissant Toyota à PSA autour du trio 107/C1/Aygo, et qui explique l'architecture mécanique retenue pour ce coupé : un 4 cylindres à plat dans la plus pure tradition Subaru.

Cubant 2 litres de cylindrée, ce bloc tourne le dos à la suralimentation pour afficher un caractère authentique et pointu, développant 200 ch à quelque 7 000 tr/min et 205 Nm de couple. Ce boxer apporte à la GT86 ses avantages structurels, à savoir un abaissement du centre de gravité (celui-ci culmine ici à seulement 46 cm) et une absence de vibration liée à son équilibre naturel, sans ses inconvénients de surconsommation et d'émissions élevées. Du moins en principe. L'astuce ? Elle a pour nom D-4S : une double injection, directe et indirecte, étrennée par Lexus et reprise depuis par Audi. Combinée à un taux de compression élevé (12,5:1), elle promet un appétit et des rejets de CO2 modérés (actuellement en cours d’homologation). De quoi alléger la conscience du constructeur de la Prius qui a, dès lors, pu se concentrer sur le plaisir de conduite.


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