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Essai Ford Grand C-Max 2.0 TDCi 163 Powershift

Essai Ford Grand C-Max 2.0 TDCi 163 Powershift : l'âge de raison

Le 06/10/2010 par Bertrand Debeuret
Credit Photo - Autodéclics/BD
Essai Ford Grand C-Max 2.0 TDCi 163 Powershift : l'âge de raison
Fiche technique : Ford Grand C-max
Le Grand C-Max épaule désormais le ''petit'' avec 2 sièges de plus, des portes latérales coulissantes et une modularité plus poussée. Ses qualités routières préservées et son confort amélioré devraient l'aider à trouver sa place sur un marché saturé.
5 ou 7 places ? Aujourd'hui, la question ne se pose plus : la quasi-totalité des monospaces compacts se disent capables d'embarquer 7 personnes à leur bord. Un besoin pourtant très occasionnel, aux dires même des constructeurs. Mais à présent, c'est la manière qui diffère. Quand certains se contentent de greffer deux strapontins à leur coffre, d'autres se dédoublent en 2 versions différentes, l'une compacte au dessin avantageux, et l'autre plus spacieuse et moins gracieuse...

Renault a ouvert la voie avec le Scénic en 2004, un exemple suivi deux ans plus tard par Citroën avec le C4 Picasso. Le Ford C-Max leur emboîte le pas aujourd'hui afin de répondre enfin à cette demande croissante pour les 7 places (30 % du segment), sans rebuter les clients séduits par le dynamisme de la première mouture, lesquels se tourneront vers le ''petit'' C-Max. De ce dernier, le Grand C-Max conserve les traits stylistiques réunis sous la bannière du Kinetic Design. Il s'en distingue en revanche par son empattement rallongé de 14 cm, sa hauteur majorée de 6 cm, ses portes latérales coulissantes si pratiques dans les parking (mais non motorisées) et une modularité originale optimisant la formule du cousin Mazda5.
4 vraies places et 3 d'appoints
4 vraies places et 3 d'appoints
Le Grand C-Max se distingue par sa configuration ''6 places traversante'' permettant d'accéder au rang 3 sans sortir du véhicule.
Autodéclics/BD
Le monovolume nippon a ainsi inspiré la cinématique des sièges de cette Ford, dont le strapontin central du rang 2 pivote entièrement dans celui de droite, libérant un ''couloir'' vers la troisième rangée. La recette est toute proche dans le Mazda5, à une différence près : le dossier de cette place reste fixe dans son cas, empêchant les passagers de circuler d'un rang à l'autre. Aussi ingénieuse et facile dans ses manipulations soit-elle, cette cinématique ne fait pas du Grand C-Max un véritable 7 places, le siège central se révélant trop étroit pour un adulte et ceux placés dans le coffre n'accueillant décemment que des enfants. Bref, seulement 4 adultes prendront place à bord confortablement. Les valises ne sont pas mieux loties car avec son coffre cubant 1 706 litres tous sièges rabattus et 475 litres sous tablette en configuration 5 places - voire 56 litres seulement en 7 places (92 litres avec kit anticrevaison) - ce monospace s'avère moins logeable que ses rivaux français. Il faut dire qu'avec seulement 5 cm de plus en longueur qu'un Citroën C4 Picasso ''court'', il s'agit du plus petit des "grands monospaces compacts".

S'il n'a pas la fibre familiale la plus développée, le Grand C-Max ne néglige en revanche pas son conducteur. Position de conduite de berline, volant sportif et instrumentation soignée : ce monospace s'affirme comme l'un des plus latins de sa catégorie. Les mêmes soins ont été consentis sur la qualité comme en témoignent la planche de bord rembourrée, les différents plaquages chromés, les épaisses commandes antidérapantes de ventilation ou l'éclairage d'ambiance à LED (sur finition Titanium). Seule la profusion de plastiques laqués pourra déplaire aux détracteurs de cette tendance forte du moment. Notons aussi, et c'est plus fâcheux, la taille très réduite du bouton des feux de détresse qui sacrifie le pratique à l'esthétique.

Les férus de high-tech seront pour leur part comblés : ils pourront opter pour une caméra de recul, un pack connectivité complet permettant (en option) la diffusion sans fil des MP3 d'un téléphone mobile, une alerte anti-angle mort (visuelle), une assistance au stationnement convaincante (300 euros) effectuant les manœuvres à la place du conducteur pour peu que l'espace soit suffisant (une marge de 45 cm devant/derrière est nécessaire) ou encore une aide au démarrage en côte.
Le nouvel ordinateur de bord regroupant les principales informations sur le même affichage - divisé en 4 - est lui aussi bien pensé : il évite de quitter la route des yeux trop longtemps pour faire défiler les informations. Ce Grand C-Max si technophile fait en revanche l'impasse sur le frein de parking électrique, qui provoquait sur l'ancienne mouture une usure prématurée des plaquettes de frein, et se contente d'un écran de navigation vraiment très petit (5 pouces). Dommage, la nouvelle Focus sera, on le sait, mieux armée sur ce point.
Toujours un monospace ''à conduire'' ?
Toujours un monospace ''à conduire'' ?
Inaugurant la nouvelle plateforme ''C globale'' de Ford, ce monospace trouve le juste équilibre entre confort et dynamisme.
Autodéclics/BD
Il était à craindre que le Grand C-Max, plus haut et plus lourd d'une centaine de kilos que son petit frère, ne perde de sa superbe en endossant ses nouvelles responsabilités. Mais s'il doit naturellement composer avec un roulis plus présent et une inertie supérieure, il reste néanmoins à son aise dans les courbes qu'il enroule sans difficulté. Le train avant précis, guidé par une direction électrique davantage démultipliée mais suffisamment consistante, participe à l'agrément qui demeure élevé pour la catégorie. Et les pertes de motricité ne sont pas à redouter puisque Ford a prévu un différentiel électronique sur toutes les versions !

Si le comportement est toujours plaisant, le confort a lui nettement progressé grâce à l'amortissement assoupli. Fini les remontées sèches de l'ancienne mouture, la filtration des irrégularités est ici bien plus soignée.

Des progrès sont à noter également au niveau sonore. Notre modèle équipé du 2.0 TDCi 163 ch s'est ainsi montré des plus discrets, tant sur le plan mécanique qu'aérodynamique. Ce bloc, qu'il partage avec le Peugeot 5008, s'accommode lui aussi sans mal de l'embonpoint du véhicule. Fort de 340 Nm de couple, il fait preuve d'un bel entrain et s'allie avec réussite à la boîte à double embrayage Powsershift. Douceur des passages de rapport et rapidité sont ainsi une fois de plus au rendez-vous. On n'hésitera pas cependant à passer en mode manuel pour mieux profiter du frein moteur.
Côté consommation, la moyenne de 5,8 l/100 km annoncée (pour 154 g/km de CO2, soit aucun malus) paraît plutôt flatteuse pour un modèle à boîte automatisée. Pour notre part, nous nous sommes plutôt approchés des 7,5 l/100 km durant notre essai.
Plus cher mais mieux équipé
Plus cher mais mieux équipé
Autodéclics/BD
Comblant le ''vide'' existant entre le C-Max et la paire S-Max/Galaxy, le Grand C-Max complète une famille de monospace Ford pour le moins étendue. Homogène, plutôt plaisant à conduire et bien motorisé, il défie de manière pertinente les ''grands compacts'' hexagonaux, même s'il ne fait pas de l'habitabilité sa priorité.

Réduite pour l'heure à 2 finitions Trend et Titanium, la gamme débutent à 22 200 euros - soit un supplément de 1 300 euros par rapport au C-Max - et atteint 30 850 euros sur cette version 2.0 TDCi Powershift Titanium. Des tarifs plus élevés que ceux pratiqués chez Renault ou Citroën, mais justifiés par la présence des portes arrière coulissantes et d'une dotation de série plus riche. Celle-ci offre dès le premier niveau l'ESP, le régulateur/limiteur de vitesse, un système audio CD à commandes au volant et la climatisation manuelle. Le second niveau rajoute le radar de recul, le système de navigation, le stationnement semi-automatique, la climatisation régulée bizone ou encore le démarrage sans clé.
BONS PLANS
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