13ème manche du Championnat du Monde de Formule1 2009.
Essais libres 2
Qualifications
Course
Ce circuit est le territoire des Tifosi. Chaque année, les pilotes de la Scuderia Ferrari deviennent de véritable dieux vivants le temps d'un week-end de Grand Prix. Si le tracé en lui même est relativement simple, il est le dernier représentant des circuits à très haute vitesse. La pression y est également particulière puisqu'il clos la saison européenne et marque souvent l'annonce des futurs transferts de pilotes.
MONZA, Italie (AFP) - L'Allemand Adrian Sutil (Force India) a signé le meilleur temps de la deuxième séance d'essais libres vendredi à Monza, où se courra dimanche le Grand Prix d'Italie de Formule 1.
Avec un chrono de 1 min 23 sec 924/1000, Sutil devance de 239/1000 le débutant français Romain Grosjean (Renault), qui précède son coéquipier espagnol Fernando Alonso. Le Finlandais de McLaren-Mercedes, Heikki Kovalainen, déjà deuxième vendredi matin, s'est classé quatrième de la deuxième séance d'essais libres, devant le Polonais Robert Kubica (BMW Sauber) et les Allemands Timo Glock (Toyota) et Nick Heidfeld, sur l'autre BMW Sauber. Le Finlandais Kimi Räikkönen (Ferrari), qui a affirmé ne pas pouvoir réitérer à Monza son exploit de Spa-Francorchamps, où il avait remporté le Grand Prix de Belgique, est huitième.Son coéquipier Giancarlo Fisichella, récent transfuge de Force India, n'a en revanche pas répété sa belle performance du matin, quand il s'était classé huitième. Vendredi après-midi, l'Italien a réalisé le dernier temps, à 8/10e de Räikkönen et 1,6 secondes de Sutil.Le champion en titre britannique Lewis Hamilton, le plus rapide ce matin, a signé le 11e chrono de l'après-midi.
Les cadors du Championnat se retrouvent tous en fond de classement. Le premier d'entre eux, l'Australien Mark Webber (Red Bull) n'est que quatorzième, deux rangs devant le Brésilien Rubens Barrichello (Brawn GP). Le leader du Championnat, le Britannique Jenson Button (Brawn GP) termine à une inquiétante 19e place, juste derrière l'Allemand Sebastian Vettel, sur l'autre Red Bull. La hiérarchie est toutefois susceptible d'évoluer, la plupart des écuries ne dévoilant pas toutes leurs cartes avant la séance de qualifications, qui doit se disputer samedi après-midi.
2e séance d'essais libres:
1. Adrian Sutil (GER/Force India-Mercedes) 1:23.924 (moyenne: 248,496 km/h)
2. Romain Grosjean (FRA/Renault) 1:24.163
3. Fernando Alonso (ESP/Renault) 1:24.297
4. Heikki Kovalainen (FIN/McLaren-Mercedes) 1:24.482
5. Robert Kubica (POL/BMW-Sauber) 1:24.622
6. Timo Glock (GER/Toyota) 1:24.634
7. Nick Heidfeld (GER/BMW-Sauber) 1:24.693
8. Kimi Räikkönen (FIN/Ferrari) 1:24.796
9. Kazuki Nakajima (JPN/Williams-Toyota) 1:24.799
10. Sébastien Buemi (SUI/Toro Rosso-Ferrari) 1:24.884
11. Lewis Hamilton (GBR/McLaren-Mercedes) 1:24.902
12. Vitantonio Liuzzi (ITA/Force India-Mercedes) 1:24.921
13. Jarno Trulli (ITA/Toyota) 1:24.967
14. Mark Webber (AUS/Red Bull-Renault) 1:24.979
15. Jaime Alguersuari (ESP/Toro Rosso-Ferrari) 1:25.003
16. Rubens Barrichello (BRA/Brawn-Mercedes) 1:25.140
17. Nico Rosberg (GER/Williams-Toyota) 1:25.215
18. Sebastian Vettel (GER/Red Bull-Renault) 1:25.386
19. Jenson Button (GBR/Brawn-Mercedes) 1:25.424
20. Giancarlo Fisichella (ITA/Ferrari) 1:25.543
MONZA, Italie (AFP) - La pole position de Lewis Hamilton sur McLaren-Mercedes samedi à Monza, où se courra dimanche le Grand Prix d'Italie, s'apparente à une revanche pour les écuries disposant du Kers tant ce système était décrié en début de saison.
Censé conférer un avantage décisif, le Kynetic energy recovery system (Kers), qui transforme l'énergie cinétique stockée lors des freinages en chevaux supplémentaires en accélération, s'était montré plus que décevant lors des premiers GP.
Les écuries à gros budgets en disposant, Ferrari, McLaren-Mercedes, Renault ou encore BMW Sauber, avaient été surclassées par des formations plus modestes, qui avaient parié sur le double diffuseur, un élément visible à l'arrière des monoplaces leur conférant davantage d'appuis et donc de performance. "Rien que pour le Kers, toutes équipes confondues, on jette par les fenêtres 120 à 150 millions d'euros", avait tempêté dès janvier Flavio Briatore, le patron de Renault F1. L'écurie française, à l'instar de son homologue allemande, a dès lors abandonné le Kers en cours de saison, s'attachant à rattraper son retard aérodynamiques. Seules les Ferrari et les McLaren-Mercedes, par ailleurs revenues au niveau de la concurrence, en sont restées équipées. Depuis quelques semaines, ces deux écuries, fortement favorisées par le surcroît de puissance dont elles disposent au départ des courses, se sont même immiscées dans le peloton de tête, puis l'ont dépassé. Hamilton l'a emporté en Hongrie et Kimi Räikkönen (Ferrari) en Belgique. A Monza, le circuit le plus rapide de la saison, où son utilité est maximisée, selon plusieurs sources, le Kers confère un avantage certain en qualifications comme en course. Renault l'a donc remis sur ses voitures, mais ce sont bien Hamilton et Räikkönen, premier et troisième sur la grille dimanche, qui devraient lutter pour la victoire. "Si nous enlevions le Kers, je suis sûr que nous ferions plus ou moins le même temps. Le Kers nous aidera un peu au départ mais j'espère que je n'en aurai pas besoin", a toutefois relativisé le Britannique champion en titre. "Hier je n'étais pas à 100% content de la voiture mais elle était déjà assez rapide. C'est une heureuse surprise. Maintenant, il y a une McLaren devant nous avec le Kers. Au départ, on ne pourra pas la "sauter". La Force India si", a de son côté commenté le Finlandais. Car entre eux deux se trouve Adrian Sutil, au volant d'une Force India métamorphosée depuis Spa-Francorchamps, où Giancarlo Fisichella, depuis lors passé chez Ferrari, avait terminé deuxième après avoir signé la pole position. "C'est une énorme satisfaction. Il y a quatre ou cinq courses, nous nous battions pour rentrer en Q2", s'est souvenu l'Allemand. "Mais il est difficile de dire ce qui va se passer demain. C'est sympa d'être sur la première ligne. Mais il y a beaucoup de voitures avec le Kers autour de moi. Au bout de quelques centaines de mètres, on verra mieux où nous en serons", a-t-il analysé. Räikkönen, comme Heikki Kovalainen (McLaren-Mercedes, 4e), pourraient se retrouver devant lui dès la première ligne droite. Tout comme Alonso (7e) et Grosjean (12e), sur leur Renault gonflée par le Kers, et Fisichella, 14e sur l'autre Ferrari, devraient croquer leurs adversaires. Les Brawn GP et les Red Bull, apparemment chargées en essence, semblent avoir décidé de miser sur une stratégie à un arrêt pour contrer l'avantage du Kers. Le GP d'Italie, dimanche à Monza, s'annonce serré comme jamais.
Qualifications N.3:
1. Lewis Hamilton (GBR/McLaren-Mercedes) 1:24.066 (moyenne: 248,077 km/h)
2. Adrian Sutil (GER/Force India-Mercedes) 1:24.261
3. Kimi Räikkönen (FIN/Ferrari) 1:24.523
4. Heikki Kovalainen (FIN/McLaren-Mercedes) 1:24.845
5. Rubens Barrichello (BRA/Brawn-Mercedes) 1:25.015
6. Jenson Button (GBR/Brawn-Mercedes) 1:25.030
7. Vitantonio Liuzzi (ITA/Force India-Mercedes) 1:25.043
8. Fernando Alonso (ESP/Renault) 1:25.072
9. Sebastian Vettel (GER/Red Bull-Renault) 1:25.180
10. Mark Webber (AUS/Red Bull-Renault) 1:25.314
Eliminés Q2:
11. Jarno Trulli (ITA/Toyota)
12. Romain Grosjean (FRA/Renault)
13. Robert Kubica (POL/BMW-Sauber)
14. Giancarlo Fisichella (ITA/Ferrari)
15. Nick Heidfeld (GER/BMW-Sauber)
Eliminés Q1:
16. Timo Glock (GER/Toyota)
17. Kazuki Nakajima (JPN/Williams-Toyota)
18. Nico Rosberg (GER/Williams-Toyota)
19. Sébastien Buemi (SUI/Toro Rosso-Ferrari)
20. Jaime Alguersuari (ESP/Toro Rosso-Ferrari)
NDLR: L'heure de qualifications est divisée en 3 parties. Dans la 1re (Q1) toutes les voitures sont en piste pendant 20 minutes. Seuls les 15 meilleurs temps restent en course pour la 2e phase (Q2), qui dure 15 minutes. Enfin, les 10 meilleures voitures luttent pour la pole position pendant 10 minutes dans la 3e phase (Q3). Les temps sont remis à zéro à la fin des Q1 et Q2.
La victoire de Rubens Barrichello dimanche au Grand Prix d'Italie devant son coéquipier Jenson Button, conjuguée aux mauvaises performances des Red Bull, promet une rivalité exacerbée entre les deux pilotes Brawn GP pour la fin de la saison de Formule 1.
Le succès des deux hommes à Monza, construit dès les qualifications, ne souffre aucune contestation. "Samedi, nous étions rapides. Nous aurions pu viser la pole si nous avions misé sur la même stratégie que les autres", a observé le Brésilien après la course. Respectivement cinquième et sixième sur la grille de départ, Barrichello et Button ont fait le pari de ne s'arrêter qu'une seule fois en course, alors que les trois hommes de tête, Lewis Hamilton (McLaren-Mercedes), Adrian Sutil (Force India) et Kimi Räikkönen (Ferrari) visaient deux passages aux stands. Une stratégie gagnante. Après un très bon premier tour, durant lequel ils ont dépassé le quatrième et très décevant Heikki Kovalainen (McLaren-Mercedes), les deux compères ont maintenu l'écart avec Hamilton et consorts, qu'ils ont dépassés pendant que ceux-ci ravitaillaient une seconde fois. Les vingt dernières boucles se sont apparentées à une promenade de santé. Plus performantes que la concurrence, les Brawn GP se sont contentées de gérer une course par ailleurs très morne. Le seul fait marquant dimanche aura finalement été la violente sortie de piste, pour l'instant inexpliquée, de Lewis Hamilton (McLaren-Mercedes) dans le dernier tour, alors que la troisième place lui était promise. Les tifosi italiens ont alors hurlé. Et Räikkönen est monté sur le podium.
"On nous a offert la troisième place, certes. Mais ça ne compte pas. C'est quand même une troisième place", a commenté, bonhomme, le Finlandais. "Mais c'est compliqué de faire une course sans pouvoir revenir sur les deux premiers", a-t-il remarqué. Bien plus agacé, le troisième du Championnat et huitième de l'épreuve, Sebastian Vettel, a pesté contre le fait que sa Red Bull n'était "tout simplement pas dans le rythme" à Monza. Son coéquipier Mark Webber, quatrième du classement, a abandonné sur sortie de route dès le premier tour. Le Grand Prix d'Italie n'aurait donc pu être plus parfait pour Brawn GP. Jenson Button ne s'y est pas trompé. "Tout le week-end a été très bon. Rubens m'a repris deux points, mais j'ai accru mon avance sur les Red Bull", a commenté le leader du Championnat. "Bien sûr, j'aurais préféré être à la place de Rubens, mais tant pis. Mon plus grand adversaire maintenant, c'est ce gars", a-t-il poursuivi. Avec 80 points, le Britannique ne distance plus son partenaire que de 14 unités. Vettel et Webber, respectivement à 26 et 28,5 points, semblent quant à eux distancés dans la course au titre, sachant qu'une victoire vaut 10 points et qu'il reste quatre courses. Nanti d'un deuxième succès en trois GP, Barrichello, qui dit viser le titre depuis de nombreuses courses, est bel et bien à la hauteur de ses ambitions. "Je ferai de mon mieux pour l'emporter. Ce sera un bon combat, mais sain", a-t-il prévenu. "Je hais absolument ce type, mais je fais bonne figure", a plaisanté Button, rappelant que les deux hommes entretenaient de "bonnes relations depuis des années". "On continuera à échanger des informations", a même ajouté le Britannique. Et Barrichello de conclure : "Si jamais cela se joue entre nous, cela terminera l'adage selon lequel pour gagner en F1, il faut être un dur. Nous sommes tous les deux des types bien !"
1. Rubens Barrichello (BRA/Brawn-Mercedes) les 306,720 km en 1h16:21.706 (moyenne: 241,000 km/h)
2. Jenson Button (GBR/Brawn-Mercedes) Ã 2.866
3. Kimi Räikkönen (FIN/Ferrari) 30.664
4. Adrian Sutil (GER/Force India-Mercedes) 31.131
5. Fernando Alonso (ESP/Renault) 59.182
6. Heikki Kovalainen (FIN/McLaren-Mercedes) 1:00.693
7. Nick Heidfeld (GER/BMW-Sauber) 1:22.412
8. Sebastian Vettel (GER/Red Bull-Renault) 1:25.407
9. Giancarlo Fisichella (ITA/Ferrari) 1:26.856
10. Kazuki Nakajima (JPN/Williams-Toyota) 2:42.163
11. Timo Glock (GER/Toyota) 2:43.925
12. Lewis Hamilton (GBR/McLaren-Mercedes) 1 tour
13. Sébastien Buemi (SUI/Toro Rosso-Ferrari) 1 tour
14. Jarno Trulli (ITA/Toyota) 1 tour
15. Romain Grosjean (FRA/Renault) 1 tour
16. Nico Rosberg (GER/Williams-Toyota) 2 tours
Les autres concurrents n'ont pas été classés
Classement des pilotes:
1. Jenson Button (GBR) 80,0 pts
2. Rubens Barrichello (BRA) 66,0
3. Sebastian Vettel (GER) 54,0
4. Mark Webber (AUS) 51,5
5. Kimi Räikkönen (FIN) 40,0
6. Nico Rosberg (GER) 30,5
7. Lewis Hamilton (GBR) 27,0
8. Jarno Trulli (ITA) 22,5
9. Felipe Massa (BRA) 22,0
10. Heikki Kovalainen (FIN) 20,0
11. Fernando Alonso (ESP) 20,0
12. Timo Glock (GER) 16,0
13. Nick Heidfeld (GER) 12,0
14. Giancarlo Fisichella (ITA) 8,0
15. Robert Kubica (POL) 8,0
16. Adrian Sutil (GER) 5,0
17. Sébastien Buemi (SUI) 3,0
18. Sébastien Bourdais (FRA) 2,0
Classement des constructeurs:
1. Brawn 146,0 pts
2. Red Bull 105,5
3. Ferrari 62,0
4. McLaren 47,0
5. Toyota 38,5
6. Williams 30,5
7. BMW 20,0
8. Renault 20,0
9. Force India 13,0
10. Toro Rosso 5,0
GP d'Italie, Monza
Date: 13 septembre 2009
Nb de tours: 53
Longueur du circuit: 5,793km
Distance de course: 306,720km
Record du tour: 1:21:046 (R. Barrichello en 2004)