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Le personnel de Michelin Golbey va bénéficier des mesures liées à l'amiante |
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Le personnel de Michelin Golbey va bénéficier des mesures liées à l'amiante |
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STRASBOURG, 5 juin 2009 (AFP) - Les salariés de Michelin Golbey (Vosges) vont bénéficier des mesures liées au classement amiante de l'établissement à la suite d'un jugement du tribunal administratif de Nancy, a-t-on appris vendredi de source judiciaire. |
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Le tribunal a décidé d'annuler la décision du ministre du Travail qui refusait d'inscrire l'usine Michelin d'Epinal (Golbey) sur la liste des établissements ouvrant droit au dispositif de cessation anticipée des travailleurs de l'amiante. Il enjoint au ministre d'inscrire cette usine sur cette liste dans un délai d'un mois, selon la décision rendue mardi. Michelin a aussitôt annoncé qu'il ferait appel du jugement "qui s'appuie sur des éléments techniques faux", a indiqué une porte-parole à Paris. Le syndicat Sud Michelin de Golbey, qui a initié l'action judiciaire avec le Comité d'hygiène et de sécurité du site, s'est félicité au contraire de la décision qui "correspond à la stricte logique et à la malheureuse réalité de l'établissement de Golbey". "Il est en effet incontestable, et le tribunal le retient, que les salariés de l'établissement se livraient très régulièrement, jusqu'en 1995, à l'isolation des sas d'entrée de 160 fours et à la confection, à partir d'amiante en vrac, de bouchons destinées à l'étanchéité des tubes de four", indique un communiqué de Sud. Le jugement souligne aussi que les manipulations d'amiante ont eu lieu "au moins jusqu'en 2006". Selon Bruno Houillon, syndicaliste de Sud Michelin Golbey, 39 salariés sont reconnus atteints de maladies professionnelles liées à l'amiante, dont 19 dans la seule année 2008. Quatre sont morts, dont trois dans les trois derniers mois, a-t-il dit à l'AFP. "Et les chiffres devraient s'aggraver au cours des mois et des années à venir", selon lui. Le site de Golbey, créé en 1969, a compté jusqu'à 1.200 salariés, mais il n'en a plus que 600 aujourd'hui. Il fabrique des renforts métalliques qui entrent dans la composition des pneus. Pour la direction, le retrait des pièces amiantées a démarré dès 1977 et a été terminé en 1996. "Plus de 100 prélèvements d'air ont été effectués entre avril 2008 et juin 2009 et aucun n'a révélé la présence d'amiante", a-t-elle dit. Selon M. Houillon, "on a fini de dépolluer les charpentes de l'usine la semaine dernière seulement". |
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