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Fermeture SKF en Vendée: de Villiers bloque le CE et réclame la venue du Pdg

Fermeture SKF en Vendée: de Villiers bloque le CE et réclame la venue du Pdg

 

FONTENAY-LE-COMTE (Vendée), 3 juil 2009 (AFP) - Le président du conseil général de Vendée Philippe de Villiers (MPF) a interrompu vendredi matin à Fontenay-le-Comte le CE de l'usine SKF, que le groupe suédois veut fermer, pour réclamer un rendez-vous avec le patron du groupe, a constaté un correspondant de l'AFP.

 

SKF (groupe leader mondial des roulements à billes) lui a opposé peu après une fin de non-recevoir, indiquant que le Pdg du groupe SKF Tom Johnstone renvoyait M. de Villiers vers le directeur général du groupe en France Jean Tournoux.

L'usine SKF qui doit fermer emploie 340 salariés.

Accompagné d'une vingtaine d'élus, M. de Villiers a été accueilli dans l'entreprise par une haie d'honneur de salariés et s'est imposé dans la salle où se réunissait le comité d'entreprise, provoquant son interruption pour "intrusion".

Syndicats et politiques ont réclamé au Pdg du groupe SKF un rendez-vous sur le site avec une délégation des syndicats et des politiques. "Lorsque l'on aura ce rendez-vous, on pourra reprendre le CE", a déclaré Claude Migné (CGT).

M. de Villiers a menacé de faire démissionner l'ensemble des élus du conseil général s'il n'obtenait pas cette rencontre avec Tom Johnstone.

"Nous sommes venus interrompre le CE, nous ne sommes pas venus faire dans la dentelle, nous allons multiplier les actions tant que M. Johnstone ne sera pas venu nous voir", a déclaré Philippe de Villiers dans la salle du comité d'entreprise, tandis que 150 salariés étaient réunis à l'extérieur du bâtiment.

A l'initiative du conseil général, le quotidien économique Les Echos a publié vendredi une pleine page de publicité consacrée à la situation du site SKF de Fontenay. Le même texte doit être publié dans le quotidien Le Monde daté de samedi.

M. de Villiers, sous la forme d'une lettre adressée à Tom Johnstone, y justifie son "refus de la délocalisation de SKF", une décision selon lui "inhumaine et immorale".

De son côté, SKF a déclaré vendredi que M. Johnstone renvoyait M. de Villiers vers le directeur général France de SKF Jean Tournoux, qui est "le représentant officiel du groupe SKF en France et demeure donc l'interlocuteur désigné dans ce dossier", selon un communiqué du groupe.

La fermeture de l'usine SKF de Vendée s'inscrit dans le cadre d'un nouveau plan de 900 suppressions d'emplois dans le monde.