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Essai Mini E |
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Essai Mini E 100 % électrique : citadine pur jus |
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| Le 07/10/2009 par Bertrand Debeuret | |
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| Credit Photo - Autodéclics/BD | |
Fini le temps des Mini fun et frugales ? Pas sûr... Cette version survoltée en remontre à bien des bombinettes, sans une goûte de carburant ni aucun rejet polluant. Nous l'avons essayée dans son élément : la ville ! |
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A moins de faire partie des 40 "bêta-testeurs" français qui l'auront en mains, n'espérez pas rouler bientôt en Mini électrique. Malgré le nombre conséquent de modèles déjà produits (612 au total, une vraie série spéciale !) la Mini E n'est pas vouée à la commercialisation. Son rôle est plutôt de permettre à BMW d'acquérir l'expérience du terrain, afin de préparer l'arrivée du futur modèle zéro émission du groupe. C'est le "Projet i" - comme Isetta ? -, pour lequel roulent déjà 450 Mini "vertes" aux États-Unis et une centaine d'autres en Allemagne, avant que l'Angleterre et la France ne prennent le relais mi-2010. Ces modèles, inabordables dans l'absolu en raison du coût de leurs batteries lithium-ion, sont confiés via un contrat de leasing à des clients triés sur le volet. Prix du loyer mensuel : 850 dollars aux États-Unis, 650 euros en Allemagne. Les modalités de l'expérimentation française ne sont pas encore connues, et le nombre de 40 unités annoncé récemment par Jean-Louis Borloo lors de sa médiatique découverte de l'auto a le temps d'évoluer. Mais c'est vraisemblablement Paris qui devrait servir de terrain de jeu. |
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Une Mini court-circuitée |
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| Plus encore que le silence de cathédrale, le puissant frein moteur surprend au volant. | Credit Photo - Autodéclics/BD |
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Pas de couleurs fluo ni de carénages aéro, la "E" ressemble à une Mini comme les autres (à quelques fantaisies près). A bord en revanche, c'est une autre histoire. Exit la banquette arrière, on trouve à sa place un imposant caisson ventilé renfermant les 5088 éléments de la batterie. Et le coffre est lui même réduit à sa plus simple expression. Pour l'heure à l'évidence, les priorités sont ailleurs. Une Mini, même électrique, se doit de pétiller. Avec 150 kW (soit 204 ch) répondant immédiatement présents, celle-ci ne fait pas entorse à la règle. Si ce n'était son léger sifflement de voiturette de golf, la E n'aurait rien à envier à ses sœurs thermiques : ses accélérations sont franches et continues, et son agilité à peine entravée par les 260 kg de batterie. Cette Mini couvre le 0 à 100 km/h en 8,5 s (un chrono qui l'intercale entre une version Cooper et une Cooper S) et pointe à 152 km/h selon BMW. Du tempérament, et du boulot pour le train avant ! Car sous l'effet du couple omniprésent, le museau a parfois tendance à s'affoler. A l'usage finalement, seul le puissant frein moteur nécessite un temps d'adaptation. Avec des décélérations de 0,3 g au levé de pied entraînées par la récupération d'énergie, les freins sont rarement mis à contribution ! |
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L'autonomie surprend déjà |
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| Nerveuse et agile malgré la masse pénalisante de la batterie, la "E" ne minimise en rien le plaisir... | Credit Photo - Autodéclics/BD |
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Au terme de notre tournage vidéo suivi d'un "shooting" photo gourmand en énergie, la jauge remplaçant le compte-tours indiquait encore 70 % d'autonomie. Suffisant pour boucler les 250 km revendiqués par BMW (selon le cycle de tests standardisés américains) ? A voir... Le moment venu, la recharge s'effectue directement sur secteur, ou bien au moyen d'une "wallbox" débitant 240 volts sous 60 ampères. L'opération demande alors seulement 2h30. Visiblement au point, la Mini E ne dépareillerait pas dans les showrooms aux côtés des versions classiques. Mais adapter un modèle existant à la propulsion électrique n'est pas la panacée et comporte son lot d'inconvénients. C'est pourquoi le 100 % électrique passera plutôt chez BMW, comme chez ses rivaux, par un, ou plusieurs modèles totalement inédits. La suite, vous la découvrirez dans un prochain épisode du Projet i... |
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