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Essai Volkswagen Touareg 3.0 V6 TDI

Essai Volkswagen Touareg 3.0 V6 TDI : Monsieur plus

 
Le 02/04/2010 par Christophe Bourgeois
Essai Volkswagen Touareg 3.0 V6 TDI : Monsieur plus
  Credit Photo - Autodéclics/CB

Une marque généraliste proposer un SUV haut de gamme ? Personne n’y croyait. Et pourtant, VW l’a fait. Sans complexe. Depuis 2002, date du lancement du premier Touareg, Volkswagen reste le seul à avoir osé relever le défi. Avec succès. Cinq cent mille unités ont été vendues dans le monde. En 2010, VW remet ça. En mieux.

 
Question style, les propriétaires de Touareg ne seront pas surpris par cette deuxième génération. Il garde l’allure générale, mais gagne en finesse et en élégance. Il délaisse son style mastoc gros SUV pour se rapprocher doucement de l’univers de la berline. À l’avant, il reprend le regard sombre des derniers modèles VW, tandis que les lignes arrière sont plus fluides.
 
 

Pour les amoureux de notices techniques

  Credit Photo - Autodeclics/CB
 
Il s’allonge de 4 cm. Le coffre gagne 30 l (580 l) et la banquette arrière fractionnable coulisse sur 16 cm, ce qui permet de récupérer 100 l supplémentaires. L’habitabilité, la finition, l’ergonomie et le confort progressent d’un cran. Seule ombre au tableau, la place centrale arrière. Attendez-vous à ce que vos passagers tirent à la courte paille pour s’y installer. Quand les constructeurs arriveront-ils à rendre cette place aussi confortable que les autres ?
Il récupère les dernières technologies en matière de confort et de sécurité, dont la plupart ont été inaugurées par l’Audi A8. Au passage, citons le régulateur de vitesse adaptatif, tout comme les projecteurs au Xénon dont l’intensité diminue lorsque la voiture croise une autre afin de ne pas éblouir son conducteur, l’attelage escamotable électriquement ou le système de reconnaissance de l’environnement sur l’écran central, très utile pour éviter les bornes en béton et autres pierres malignes qui ont pour mission dans la vie d’esquinter les bas de caisse.
 
 

Des moteurs plus sobres et un hybride en guest star

Le 3.0 V6 TDI affiche des consommations en baisse de 20 %.  Credit Photo - Autodéclics/CB
 
Sous le capot, Volkswagen a fait du nettoyage. Exit l’improbable W12, au placard le V10 TDI. En revanche, le 3.0 TDI 240 ch est reconduit et VW lui ajoute le V8 4.2 TDI de l’Audi A8. Pour les inconditionnels de l’essence, le V6 3.6 FSI reste de la partie, mais il devra faire de la place à la grande nouveauté, un 3.0 TFSI hybride (cf encadré). Lexus n’est donc plus le seul SUV sur le marché à rouler à l’hybride.

Nous avons essayé le 3.0 V6 TDI qui représentera la grande majorité des ventes. Ses caractéristiques de base n’ont pas changé : il offre toujours un impressionnant couple de 550 Nm dès 2000 tr/min. Mais cette nouvelle génération bénéficie de deux évolutions qui permettent de gagner, et en agrément de conduite, et surtout en sobriété. Elle reçoit un « Stop & Start », un récupérateur d’énergie au freinage et une très douce boîte Tiptronic à 8 rapports. Ajoutez à cela une cure d’amaigrissement de 200 kg et vous obtiendrez un Touareg qui ne consomme sur le papier que 7,4 l/100 km (195 g/km de CO2), ce qui représente qu’un « petit » malus de 750 euros.
Le confort général a également énormément progressé. Il a abandonné son côté pataud, pour gagner en agilité. La qualité d’amortissement est tout simplement exceptionnelle. Les mouvements de caisse sont parfaitement maîtrisés, la direction se montre précise, et l’on se surprend à conduire cette voiture comme une berline sportive.
 
 

Le Touareg, ou comment grimper aux arbres

Le Touarge 2010 gagne en confort, en performances et en agrément de conduite.  Credit Photo - Autodéclics/CB
 
Volkswagen conjugue la transmission intégrale en deux temps. La première, celle de série appelée 4Motion, dispose d’un différentiel Torsen autobloquant. En tout terrain, elle adapte les garde-fous électroniques en fonction des conditions du terrain. Pour ceux qui ont une âme de baroudeur, VW propose le 4x4 +. Appelé 4XMotion, ce pack « Terrain-Tech » disponible uniquement sur le 3.0 V6 TDI, comprend un différentiel central verrouillable par commande électrique (5 modes), un blocage de disque, un boîtier réducteur et une garde au sol plus importante. Toute cette armada d’équipements fait du Touareg un grimpeur né : VW annonce des capacités de franchissement de 45°! Tout ça sans bouger de l’habitacle. Car tout se règle par des boutons sur la console centrale.
 
 

Le règne de l’inflation

Le Touareg reprend les codes stylistiques des dernières productions VW.  Credit Photo - Autodéclics/CB
 
Ce concert de louanges est malheureusement terni par une politique tarifaire qui n’a plus rien à voir avec la philosophie d’un constructeur généraliste. Bien que les prix ne soient pas encore fixés, la tendance est à l’explosion. Le 3.0 V6 TDI est annoncé à 55 000 euros, soit la bagatelle de 5 000 euros de plus par rapport à l’ancienne génération. Certes, le Touareg 2010 est mieux équipé, plus performant et plus agréable à conduire, mais est-ce là bien raisonnable ?