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Essai VIDEO Kia Carens 1.7 CRDi 136 ch Active

Essai VIDEO Kia Carens 1.7 CRDi 136 ch Active : le Carens comble ses carences

Le 25/03/2013 par Bertrand Debeuret
Credit Photo - Autodeclics/BD
Essai VIDEO Kia Carens 1.7 CRDi 136 ch Active : le Carens comble ses carences
Fiche technique : Kia
Expert en pouvoir d'achat, le Kia Carens avait l'habitude d'en donner beaucoup pour pas cher. Cette troisième mouture conserve ce bon esprit tout en rattrapant ses rivaux sur la qualité et les prestations routières.
Jusqu'ici, les productions européennes et coréennes se partageaient les bons et mauvais points, facilitant le choix des clients aux priorités souvent différentes. Aux modèles du Vieux Continent l'image de marque, les prestations solides et les tarifs élevés allant avec, aux modèles coréens le style et la qualité moins léchés, l'agrément de conduite en retrait et les tarifs serrés... allant avec.

Mais depuis quelques années, ce n'est plus si simple. Ainsi chez Kia, comme chez son allié Hyundai, les modèles, pour certains étudiés voire assemblés en Europe (60 % chez Hyundai, en République Tchèque, 50 % chez Kia, en Slovaquie), ont rattrapé leur rivaux européens dans la plupart des domaines, entrainant leurs tarifs dans cette montée en gamme. Une politique couronnée de succès : le groupe Hyundai/Kia est celui qui a le plus progressé en 2012 en Europe malgré la crise, et ils ne sont que trois constructeurs dans ce cas.

La gamme s'appuie pour cela sur de nouveaux arguments : en donner plus pour le même prix plutôt qu'afficher des tarifs plancher à tout prix, et cette si médiatique garantie 7 ans, qui s'accompagne désormais de 7 ans de mise à jour gratuite des systèmes de navigation. Un geste équivalent à un cadeau de 1000 euros : ces interventions, pourtant minimes, sont en effet tarifées excessivement cher chez la plupart des constructeurs.

Sur le nouveau monospace Carens, basé sur la compacte Cee'd, ce regain qualitatif est à l'image de celui opéré par cette dernière : spectaculaire. D'un point de vue stylistique d'abord, les progrès sont évidents. Le Carens s'est converti au courant affirmé insufflé par Peter Schreyer, avec cette calandre pincée en son centre, un regard sûr de lui et un profil résolument dynamique. Celui-ci témoigne d'un souci de raffinement nouveau en adoptant un jonc chromé au bas des vitres, des surfaces creusées et des jantes travaillées. L'arrière, en revanche, surprend un peu moins avec des optiques germanisantes mais un bouclier aux allures de diffuseur, très ''tendance''.
Plus ramassé mais toujours accueillant
Plus ramassé mais toujours accueillant
Autodéclics/BD
Côté gabarit, le Carens avance à contre-courant du marché en revoyant ses mensurations à la baisse. Avec ses 4,52 mètres, il a ainsi perdu 2 cm en longueur, 1,5 cm en largeur et pas moins de 4 cm en hauteur par rapport à son prédécesseur, d'où ce regain de dynamisme. Il conserve néanmoins un format de ''grand compact'', proche de celui d'un Renault Grand Scénic ou d'un C4 Grand Picasso, lui permettant d'offrir 7 places en option via une 3e rangée de sièges escamotables, contre un supplément de 500 euros.

Rallongé de 5 cm à 2,75 m, l'empattement assure quant à lui une habitabilité de bon niveau au second rang avec un espace au genoux confortable, tandis que la garde au toit ne souffre pas trop de l'abaissement du pavillon. La largeur aux coudes fait toujours forte impression avec pas moins de 1,44 m, soit l'une des meilleures du segment. Naturellement moins accueillant, le troisième rang reste en revanche réservé à des enfants. Nerf de la guerre dans la catégorie, la modularité a de son côté considérablement progressé. La classique banquette de l'ancienne mouture a en effet laissé place à 3 sièges indépendants, coulissants et aux dossiers inclinables. Certes, la place centrale ne brille pas par sa largeur, mais c'est le lot de tous les protagonistes du secteur.

Fonctionnel
Fonctionnel
Autodéclics/BD
Les dossiers des rangs 2 et 3 se rabattent en formant un plancher plat, libérant un volume de 1 650 litres (1 694 litres pour le 5 places). Celui du siège avant passager peut en faire autant pour porter la longueur utile à 2,15 m. En configuration 5 places, le coffre ne revendique que 492 litres, soit moins que ses principaux concurrents les Renault Grand Scénic et Citroën C4 Grand Picasso.

Le coréen soigne cependant sa fonctionnalité à l'aide de trappes dans le plancher du coffre ou aux pieds des passagers. Mais on regrettera le manque de rangements dans le poste de conduite et leur petite taille. Des lacunes que le Carens compense par un net regain en matière de qualité perçue. Pas désagréable à l’œil, la planche de bord témoigne d'un beau souci de finition et d'un choix rigoureux des matériaux : ceux-ci sont moussés à cœur, sur le dessus comme au dessous du bandeau de plastique laqué dans lequel s'insère un large système d'info-divertissement.

Intuitif et rapide, ce combiné doté d'un écran tactile de 7 pouces (avec caméra de recul) est livré de série sur la finition Premium, la plus haute, et réclame 1 100 euros sur les 2 niveaux intermédiaires.
Souplesse et sobriété
Souplesse et sobriété
Autodeclics/BD
Grâce à l'ergonomie sans faille, à la belle amplitude d'ajustement du volant et aux réglages de siège électriques sur 5 axes (sur pack Lounge à 1 800 euros, lequel veille au confort de votre fessier ou de vos mains en ajoutant la sellerie cuir chauffante et ventilée et le volant chauffant), on trouve facilement ses aises au volant. Les commandes douces, notamment celle de la boîte de vitesse, offrent une conduite souple et apaisée en ville malgré l'encombrement relativement conséquent du modèle. On découvre ensuite un confort de marche fort appréciable, dû à un amortissement ayant visiblement fait l'objet d'un soin tout particulier, à l'image de l'isolation phonique. Le 1.7 diesel CRDi 136 ch brille, il faut dire, par sa discrétion et ses vibrations contenues, y compris celles provoquées par son système de coupure automatique Stop & Go.

Décliné également en version 115 ch, ce bloc remplaçant le 2.0 de 115/140 ch sortant anime vaillamment le Carens. Pas trop à la peine à bas régime, il prend ses tours avec entrain et relance efficacement les 1,5 tonne de l'auto lors des dépassements. Les 6,5 l/100 km relevés sur l'ordinateur de bord au terme de notre circuit sur les routes exigeantes de la Vallée de la Vésubie témoignent également de sa sobriété. Tout comme ses rejets de CO2 de 127 g/km (132 g avec les jantes de 17 pouces) qui lui évitent le malus.

Plutôt efficace sur les petites routes et serein sur les grands axes, le Carens ne souffrent pas de défaut majeur, si ce n'était une direction électrique ''collante'' dans les changements de cap – un mal déjà observé sur l'ancienne génération de Cee'd – et dont le ressenti artificiel ne remonte aucune information. Les 3 degrés d'assistance proposés (Confort, Normal et Sport) de série n'y changent rien : ils se démarquent encore moins les uns des autres que sur l'actuelle Cee'd.
Pas cher au vu de l'équipement
Pas cher au vu de l'équipement
Autodéclics/BD
Hormis ce détail, le Carens apparaît bien doté pour aller taquiner les ténors de la catégorie, Renault Grand Scénic, Citroën C4 Grand Picasso et Ford Grand C-Max en tête. Son style dans le coup et ses bonnes prestations familiales en font une offre séduisante, d'autant plus que son rapport prix/équipement est une fois encore très attractif. Le premier niveau Motion intégrant déjà le régulateur de vitesse, le correcteur de trajectoire, l'assistance au contrebraquage, la climatisation manuelle et l'autoradio CD/MP3 avec prises AUX, USB et iPod se négocie ainsi dès 23 800 euros en version 1.7 CRDi 115 ch 5 places (+ 500 euros pour les 7 places).

Disponible à partir de la finition Active (la 3e), la variante 136 ch ajoute la climatisation régulée, l'allumage automatique des feux et des essuie-glaces, la caméra de recul, les tablettes aviation au dos des sièges avant et l'imposant toit vitré, contre 27 300 euros. En face, un Grand Scénic Bose 5 p dCi 130 ch réclame 33 020 euros pour un équipement comparable, et un C4 Grand Picasso 33 700 euros.

A noter parmi les équipements de sécurité disponibles sur le Carens l'alerte de franchissement de ligne, disponible via un Pack Ultimate incluant aussi les projecteurs adaptatifs Xénon et le stationnement automatisé, mais pas l'alerte anti-angle mort, indisponible et pourtant plus utile. Ce pack est facturé 1 200 euros, sur Premium uniquement.
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