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Essai Mercedes Classe E 350 Bluetech

Essai Mercedes Classe E 350 Bluetech : Un restylage à 1 milliard d'euros

Le 15/03/2013 par Florian Duchiron
Essai Mercedes Classe E 350 Bluetech : Un restylage à 1 milliard d'euros
Fiche technique : Mercedes
Elle représente l'archétype des routières à l'étoile, c'est la Rolls des taxis pour son confort extrême. Aujourd'hui le positionnement de la Mercedes Classe E reste identique si ce n'est qu'il y a désormais de la Classe S en elle.
Avec 13 millions d'exemplaires vendus à travers le globe, la Classe E n'a donc plus rien à prouver, si ce n'est conserver son savant compromis de confort, de sobriété tout en restant accessible (toutes proportions gardées) à une clientèle fidèle. Même si sur l’échelle du temps, il s'agit du restylage habituel de mi carrière, avec 1 milliard d'euros investi dans cette classe E réinventée, Mercedes aime à dire que nous sommes au delà de simples retouches cosmétiques. Outre son esthétique modernisée, les ingénieurs de Stuttgart se sont surtout concentrés sur un axe majeur : la technologie. D’où sa filiation avec la Classe S qui inaugure généralement toutes les nouvelles trouvailles d'assistance et de sécurité.

Mais avant de plonger dans la technique, un premier regard sur la calandre montre déjà un bon en avant. Mercedes offre en effet, en série, un éclairage à LED qui conserve ce dessin de « double phare » typique de la Classe E. Même constat à l'arrière avec la signature à « guillemets » conservée mais modernisée ici aussi par les LED. Nul doute qu'elle n'aura pas de mal à faire oublier le style un peu trop brut de la précédente génération, d'autant que la version 2013 est disponible en deux calandres. Une classique avec l'étoile piquée sur le capot (disponible pour les finition Elegance) et une calandre plus sportive avec l'énorme logo plaqué en plein centre du museau (réservée aux finitions Avantgarde et aux modèles sportifs).
Avis mitigés
Avis mitigés
Le dessin intérieur semble partager, même si les changements ne sont pas non plus radicaux. Certains lui trouvent encore trop de sobriété alors que d'autres y voient surtout la précision germanique habituelle. Sa vocation à être vendue sur tous les marchés du globe a aussi probablement dicté le cahier des charges des designers, imposant un coup de crayon passe-partout. On note toutefois quelque singularités, à l'image de la petite horloge à aiguille ou quelques touches en aluminium à l'aspect plus qualitatif.
Pour plus de personnalité, il suffira de piocher dans le large choix de matières proposées en options. Mercedes a en effet souhaité surfer, lui aussi, sur la mode de la personnalisation : du choix des cuirs et des inserts jusqu'à la couleur de l’éclairage d'ambiance, tout est possible ou presque dans les limites imposées par votre porte feuille.

Le service télématique est en outre des plus complets. « Splitable » en deux sections (en option...) et associé aux services Google, il dispose désormais d'un catalogue d'applications histoire d'en savoir un peu plus sur un lieu visité ou les disponibilités d'un restaurant par exemple. En revanche, le combiné central avec pavé numérique commence à faire vraiment vieillot à l'époque du 100% tactile. De même, le câble utilisé pour brancher son smartphone manque de flexibilité et devient compliqué à ranger proprement dans le coffre centrale, sans fragiliser la connectique.

Les dimensions de la nouvelle Classe E restant inchangées, elle conserve ici ses qualités reconnues face à la concurrence avec un large espace arrière et une capacité de coffre, considérable ici sur la version break, de 695 à 1 950 litres. Les dossiers des assises arrière offrent toujours une forte inclinaison très relaxante et restent rabattables d'un crochet de doigt. Enfin, la possibilité d'ajouter deux strapontins escamotables configurés dos à la route, a été reconduit.
Un (très) large choix
Un (très) large choix
L'offre des motorisations ratisse large sur la Classe E en partant, coté diesel, d'un petit 4 cylindres de 136 à 204 ch simplement fonctionnel à un V6 de 231 et 252 ch. C'est ce dernier que nous avons essayé en détail. Son comportement est typique des puissances intermédiaires avec un comportement très linéaire même si le couple à bas régime ici (620 Nm dès 1 600 trs/min !) est particulièrement présent et joue nettement en faveur de l'agrément de conduite. Discret et volontaire sur toute la course de la pédale d’accélérateur, ce V6 3.0 est véritablement réglé aux petits oignons. Toutefois, si l'exercice du 0 à 100 km/h effectué ici en 6,9 secondes n'est pas capital entre deux feux, la E 300, équipée du même V6 légèrement dégonflé à 231 ch est, certes un peu moins véloce, mais affiche les mêmes scores théoriques de consommation. De quoi réduire un peu la note si besoin.

L'offre essence est tout aussi large avec un 4 cylindres de 184 et 211 ch, un V6 de 252 à 333 ch et le grisant V8 de 408 ch. Ultime déclinaison, ce même V8, revu par AMG sur la E63, grimpe à 585 ch sur la version S !
Une touche de sportivité supplémentaire
Une touche de sportivité supplémentaire
Son comportement nous a paru mieux dosé, surtout en compression. L'amortissement est plus véloce là ou l'ancienne génération avait tendance à se « mettre à genoux » lors des changements de cap. Nous roulions dans la version break équipée en série de suspensions pneumatiques à l'arrière qui maintiennent l'assiette quelque soit le niveau de charge dans le véhicule. Mercedes propose d'ailleurs à l'achat de choisir soi-même le type d’amortissement : plutôt confort ou plutôt sport (avec une caisse rabaissée de 15 mm) ou encore à la carte avec cette suspension pneumatique Airmatic modifiable au bouton et généralisée aux 4 coins du véhicule.
L'attaque de frein également, typé « gimauve » sur l'ancien modèle est désormais plus mordante sur le début de course tout en restant facile à doser, précis et puissant, vraiment c'est beaucoup mieux ici.
Le plus gros des changements en matière de conduite vient surtout des systèmes de sécurité actifs et passifs. 11 systèmes peuvent être équipés à l'image du Distronic Plus qui corrige, tout en appliquant une légère résistance dans le volant, la trajectoire en cas d’écart sur la chaussée opposée. Le Pre Safe est, quant à lui, un freinage d'urgence intelligent avec détection des piétons et actif jusqu'à 50 km/h (les concurrents sont à 30 km/h). L'assistance au créneau est aussi au catalogue. Certes ces systèmes sont déjà vulgarisés notamment chez les marques du groupe VW. Mercedes les proposait déjà depuis un moment d'ailleurs mais on sent rapidement chez la marque à l'étoile, une optimisation plus aboutie.
Bilan
Bilan
Avec la volonté malgré tout de capter de nouvelles clientèles, la Classe E se devait d'avoir cette capacité de proposer tout l’éventail du savoir faire Mercedes comme sait si bien le faire la Classe S. La E est bien plus agréable à l’œil que sa devancière, tout en ayant conservé sa domination sur la concurrence en matière d'habitabilité.
Toutefois, les innovations technologiques, certes de tout premier ordre, augmentent considérablement la facture à l'image de l'unique pack n'incluant qu'une partie de ces équipements de sécurité, facturé 2 700 euros (pour le reste ça sera à la carte). Inclure au choix gratuitement l'une de ces innovations, un peu comme le propose BMW sous conditions aurait été un plus pour attirer une clientèle encore trop réticente à ces petites merveilles de technologie. Vous avez un peu de temps pour les choisir, la commercialisation de la nouvelle Classe E démarrera au mois de juin prochain.
Comptez 57 000 euros pour notre modèle E350 CDI break en finition standard. Une Audi A6 Avant V6 3.0 TDI 245 Ambiente est à 56 800 euros, une BMW 530D Touring 258 Confort est à 55 800 euro, enfin une Jaguar XF Sportbrake 3.0 D 240 Luxe fait un bel effort à 55 600 euros.
BONS PLANS
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