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Essai Nissan Micra 1.2 80 ch

Essai Nissan Micra 1.2 80 ch : lolita démaquillée

Le 08/10/2010 par Julien Azoura
Après une carrière entamée en 1983, la Nissan Micra prend de l'assurance et se lance à la conquête de nouveaux marchés. Plus placide, elle tente de faire valoir ses autres arguments comme ses prix canons, son comportement sain et son bloc essence qui supplante aisément un coûteux diesel.
 
Positionnée depuis 2003, et le lancement de sa troisième génération, comme une alternative abordable à la chic Mini, la Micra s'était forgée l'image d'une voiture de femme et se privait donc de précieuses parts de marché. Pour faire progresser ses ventes, la nouvelle venue de Nissan part d'une page blanche et relègue ses lignes originales et séduisantes au profit d'une allure plus passe-partout. Les amateurs de traits décalés devront se tourner vers l'excentrique Juke, voir le Cube pour les plus gros budgets.
Pour se défaire de son étiquette tenace, la citadine dilue les attributs féminins qui ont fait de la précédente mouture une coquette citadine prisée des dames et rentre dans le rang pour opérer une diffusion mondiale. Las, sans son Rimmel et sa robe aguicheuse, la Micra perd de son aura. Il faudra donc l'essayer pour l'apprivoiser.

Si cette Cendrillon asiatique perd de sa verve, elle conserve tout de même quelques atouts de séduction. A commencer par ses formes compactes, ses grandes surfaces vitrées et ses sympathiques yeux ovoïdes. Bien entendu, les nostalgiques regretteront le regard de grenouille de la précédente génération, mais il faudra se faire une raison : la Micra a mis de l'eau dans son vin.
A l'instar de ses rivales, la nouvelle Micra profite de sa refonte pour prendre du volume. Elle gagne 6,1 cm en longueur, dont 2 cm réservés à l'empattement. Elle se montre ainsi un peu plus accueillante à l'égard de ses passagers, à l'arrière notamment.
En effet, dans l'habitacle, la citadine gagne en espace ce qu'elle perd en sympathie. Les occupants de la banquette arrière seront ainsi à l'aise, même sur les trajets extra-urbains. En revanche, à cinq voyageurs, il faudra tirer à la courte paille pour éviter la place centrale, inévitablement moins confortable. Le conducteur bénéficie aussi de toute les attentions avec une présentation assez travaillée et une multitude de rangements disséminés ici et là. On apprécie également la commande de climatisation, avec son oeil central rouge qui rappelle l'ordinateur malfaisant dans le film ''2001, Odyssée de l'espace'' ! En revanche, la qualité des matériaux n'est pas très heureuse. Ses rivales, françaises notamment, font un peu mieux à ce sujet.


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