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Essai Peugeot 2008 1.6 HDI et 1.2 VTi 82 ch

Essai Peugeot 2008 1.6 HDI et 1.2 VTi 82 ch : la petite évasion

Le 26/04/2013 par Bertrand Debeuret
Essai Peugeot 2008 1.6 HDI et 1.2 VTi 82 ch : la petite évasion
Credit Photo - Autodéclics/BD
Absent jusqu'ici du marché des petits SUV, Peugeot s'y aventure avec le 2008 avec lequel il ambitionne ni plus ni moins de dominer la catégorie en France. A l'originalité de ses rivaux, il oppose une polyvalence, une efficacité routière et des motorisations sobres et efficaces.
Fiche technique : Peugeot 2008
Pour s'assurer une présence dans les différents marchés du SUV, Peugeot et Citroën ont jusqu'ici fait confiance à leur stratégie de partenariats. Ainsi sont apparus le 4007 et, plus récemment, le 4008, clones respectivement des Mitsubishi Outlander et ASX. Déclinés également chez Citroën, ces modèles bien nés mais ne répondant pas forcément aux canons esthétiques ou qualitatifs en vogue en Europe n'ont pas permis à PSA de prendre la pleine mesure de ce marché. Alors pour aborder le juteux créneau des mini SUV, Peugeot a cette fois choisi de faire bande à part en développant seul le modèle qu'il lance aux trousses des Nissan Juke et Renault Captur. La marque avait déjà opéré de la sorte avec son 3008, avec le succès que l'on sait.

Pour autant, le 2008 ne se destine pas qu'à la France ou à l'Europe. Il a en effet été dessiné conjointement par différents bureaux de style internationaux du Lion pour séduire sur plusieurs continents. Sa production sera également répartie sur ses différents marchés, à Mulhouse pour l'Europe, à Wuhan pour la Chine et à Porto Real au Brésil. Cela explique son design relativement sage censé plaire sous toutes les latitudes, loin de l'excentricité de ses 2 principaux rivaux. Le 2008 n'est cependant pas dénué d'élégance ni d'effets de style, dont certains visent à tromper l'œil pour masquer les économies.

Ainsi, pour assurer à l'engin un profil haut de SUV tout en intégrant les portières avant de la 208, qui lui prête sa plateforme et une foule d'autres éléments, un astucieux décrochement a rejoint le pavillon dans la continuité de celles-ci. Un clin d'œil au Land Rover Discovery ou au Matra Rancho, bien que cet ajout soit ici chromé et non vitré. De face, on note également le double bossage du toit évoquant cette fois le coupé RCZ, puis, dans le regard ciselé de cette Lionne, une virgule de carrosserie ''imitant la pupille d'un félin''. C'est Peugeot qui le dit !
Du mieux dans la position de conduite
Du mieux dans la position de conduite
Autodéclics/BD
A bord, on retrouve l'environnement connu de la 208, avec une planche de bord en forme de vague dominée par un large écran multifonctions. La qualité est globalement toujours au rendez-vous avec, sur notre version Féline Cuivre, un bandeau central brun moussé à texture tissée plutôt valorisant. Les stylistes ont souhaité apporter une petite touche d'originalité avec un travail porté sur l'ambiance lumineuse. Ainsi en plus des cadrans et rails de toit vitré entourés de LED bleues, le ciel de toit présente des ''coups de griffe'' lumineux assurant une ambiance techno la nuit.

Bien que reprenant l'architecture originale de la 208, avec une instrumentation haute à lire par dessus et non à travers le volant, la position de conduite appelle ici moins de critiques. Les sièges surélevés rendent en effet la lecture du combiné plus aisée.
L'habitabilité arrière profite logiquement des 9,6 cm gagnés en hauteur par rapport à la 208. Toutefois, les gains sont moins flagrants avec l'imposant toit vitré optionnel qui grignote la garde au toit, tout comme le décrochement maladroit du pavillon au niveau de la tête.

Les valises sont davantage à la fête dans la vaste soute du 2008. Seuil de chargement bas et sans bordure, rails leur évitant de s'accrocher dans la moquette, crochets d'arrimages et poignées de basculement de la banquette accessibles depuis le coffre : le chargement est un régal dans ce compartiment offrant de 360 à 1194 dm3 (dont 22 dm3 sous le plancher). Les gains par rapport à la 208 se chiffrent à 75 et 118 dm3.

Si l'habitabilité progresse par rapport à la 208, l'équipement stagne et l'on regrette toujours l'absence de l'ouverture/démarrage sans clé (pourtant disponible sur la 508) mais aussi d'un simple accoudoir central à l'avant, où un levier de frein à main ''aviation'' a pourtant permis de gagner de la place.
Maniable et agile
Maniable et agile
Autodéclics/BD
Les premiers tours de roue mettent d'abord en avant la maniabilité du petit SUV, égalant quasiment celle d'une citadine (10,40 m de diamètre de braquage entre trottoirs). La douceur des commandes confirme la cible féminine autant que masculine, et surtout urbaine du modèle. Ce qui ne l'empêche pas d'attaquer la route avec envie. Le petit volant et la direction directe profitent au sentiment d'agilité, au même titre que les prises de roulis limitées ou le train avant précis. Si ce n'était la position de conduite haute mettant en confiance, on se croirait à bord d'une 208, référence actuelle de dynamisme. Pour autant le confort est au rendez-vous. Le 2008 absorbe les dos-d’âne et autres bosses du revêtement sans rebondir et filtre effacement les petites irrégularités. Le niveau sonore, avec le 1.6 e-HDi 115 ch, est lui aussi contenu, de même que les vibrations.

Le 2008 n'affiche aucune prétention baroudeuse et limitera ses évasions aux chemins de traverse. A noter qu'il pourra cependant se sortir de mauvais pas grâce au système optionnel Grip Control. Selon les conditions (sable, boue, neige...), cet antipatinage renforcé transfère le couple sur la roue adhérente, ou à l'inverse, conserve du patinage sur les roues avant pour permettre la progression sur sol meuble. De quoi aborder les passages boueux sereinement, comme nous avons pu le vérifier.

Profitant des efforts d'allègement de la plateforme A de la 208, le 2008 affiche 174 kg de moins qu'une 207 SW - qu'il remplace - en diesel d'entrée de gamme et 104 kg de moins avec le 1.6 e-HDi 92 ''cœur de gamme.'' Par rapport à la 208, l'embonpoint oscille entre 40 et 70 kg selon les versions. De ce fait, les 115 ch du 1.6 HDi tractent sans souci le modèle en dépit de l'étagement long de la boîte 6 rapports, par ailleurs fluide et bien guidée. Ce bloc figurant toujours parmi les plus sobres de sa catégorie limite sa consommation à 5,8 l/100 km environ aux allures légales sur parcours mixte, et ne dépasse pas les 7,5 litres à rythme soutenu.

A l'autre bout de la gamme figure le 3 cylindres essence 1.2 VTi 82 ch essence. Celui-ci s'est révélé à la hauteur en emmenant sans histoire ce SUV de poche et en contenant ses vocalises typiques de 3 cylindres. Les lacets montagneux des Vosges ont cependant confirmé la vocation davantage urbaine que routière de cette mécanique, qui par ailleurs déçoit côté consommation avec une moyenne difficile à maintenir sous les 8 l/100 km, à moins de déployer des prouesses d'éco-conduite. On pourra également regretter les débattements plus grands du levier de boîte de vitesse (5 rapports seulement). Enfin, notons que 2 versions turbocompressées de ce moteur, de 110 et 130 ch, pousseront dans quelques mois le 1.6 VTi 120 ch à la retraite. Et c'est tant mieux car celui-ci a peu d’intérêt sur le 2008, avec un niveau sonore élevé lié à une boîte 5 rapports trop courte (4 000 tr/min à 130 km/h !) et un appétit là encore excessif.
A peine plus cher qu'une 208
A peine plus cher qu'une 208
Autodéclics/BD
Côté tarifs, le 2008 joue l’agressivité à l'instar du Captur, en débutant à 15 200 euros en version Access 1.2 VTi 82 ch (15 500 euros pour le Renault). Pour ce prix il offre déjà le régulateur de vitesse, les feux diurnes à LED, 6 airbags et les barres de toit. Le premier diesel (e-HDi 92) s'échange quant à lui à partir de 19 600 en version Active, contre 19 700 euros pour son concurrent qu'il marque à la culotte. Il ajoute ici la climatisation manuelle, l'écran tactile multifonctions et l'autoradio bluetooth MP3 avec prises USB/Jack. Le Captur en offre globalement autant mais échange le régulateur de vitesse contre des jantes alliages de 16 pouces (enjoliveurs sur le 2008).

Enfin, notre version e-HDi 115 ch démarre à 22 600 euros avec la finition Allure, qui ajoute le radar de recul, la climatisation automatique, les sièges avant sport et l'allumage automatique des feux et des essuie-glaces. Le Captur n'est pas encore disponible avec un diesel équivalent, ce qui donne l'avantage au SUV sochalien pour le moment.
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