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Le mazout tombe en disgrâce dans le cœur des français
Credit Photo - AFP
par Walid Bouarab
Les ventes de voitures diesel ont chuté en 2016

Le mazout tombe en disgrâce dans le cœur des français

Le dieselgate, les normes anti-pollution, les discours des politiques et les prochaines interdictions commencent à avoir raison de la suprématie du diesel en France.

La dégringolade est spectaculaire. En seulement trois ans, les ventes de voitures diesel ont chuté de 20% sur notre territoire (44% en 2015). Cette année, on parle de moins de 40%... Il faut dire que les incitations à acheter du diesel (comme c’était l’objectif du bonus-malus instauré en 2008), s’amenuisent. Le Dieselgate avait déjà refroidit un grand nombre d’automobilistes quant à cette technologie, devenue synonyme de tricherie dans le but de s’imposer sur le marché.

Ajoutez à cela les déclarations d’interdiction de la marie de Paris d’ici quelques années et peut être même sur le territoire français (comme l’a annoncé Ségolène Royal), et vous comprenez que les ménages se détournent de ces voitures, qui seront au mieux difficilement revendables, ou au pire inutilisables. Sans compter que les progrès des moteurs essence ont drastiquement baissé les niveaux de consommation. Ils n’ont pas encore atteint la sobriété des mazouts, mais ces derniers, de plus en plus cher à dépolluer posent aussi un problème de rentabilité pour les constructeurs.

 

La fiscalité n’est pas non plus étrangère à ce phénomène. Le gouvernent à annoncé qu’à partir du 1er janvier, le diesel serait taxé davantage (environ un centime de plus), le sans plomb profitant d’une baisse symétrique. Et si jusqu’à présent cette baisse concerne uniquement les voitures vendues aux particuliers, la moyenne total du marché diesel va chuter encore plus dans les mois et années à venir. En effet, les sociétés, qui ne peuvent récupérer une partie de la TVA que sur les moteurs diesel (les flottes roulent à 95% au gazole), pourront bientôt faire de même sur les moteurs essence.