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Renault Captur dCi 90 EDC

Essai Renault Captur : A la croisée des chemins

Le 29/04/2013 par Julien Dell
Credit Photo - Renault
Essai Renault Captur : A la croisée des chemins
Fiche technique : Renault Captur
Après la Twingo et la Clio, Renault poursuit le renouvellement de sa gamme, avec cette fois un petit crossover urbain. Au programme, la position de conduite surélevée d'un SUV, les aspects pratiques d'un monospace et l'encombrement d'une citadine. Une nouveauté qui devrait permettre au constructeur français de marquer de sérieux points sur un segment en pleine expansion.
« Vivez l'instant », tel est le slogan de la campagne publicitaire censée vous donner envie de prendre le volant du Captur. Eh bien, pour y parvenir, Renault a misé sur un dessin jovial, tout en rondeur, moins agressif que celui de la Clio IV. Ajoutez à cela des grandes roues, des protections de bas de caisse, une garde au sol surélevée, ainsi qu'une large palette de personalisation (jantes, toit, rétroviseurs, sellerie, planche de bord...) et vous obtenez un petit SUV qui, malgré son look de baroudeur en herbe, est avant tout taillé pour la ville. En effet, avec ses 4,12 m le Captur n'est que 6 cm plus long qu'une Clio IV. Du coup, le manoeuvrer dans les petits espaces est d'une grande facilité, bien aidé par sa direction souple et son rayon de braquage limité. Ceci étant, sa garde au sol surélevée (à hauteur de 200 mm) réduit d'autant sa visibilité vers l'arrière, du coup l'aide de la caméra de recul (option couplée à R-Link pour 800 €, en finition INTENS) ne sera pas de trop ou, au minimum, de l'aide au parking arrière (350 € + rétroviseurs rabattables électriquement).
De la modularité à revendre
De la modularité à revendre
A bord, la longue expérience de Renault en matière de monospace est bien présente. Ainsi, les aspects pratiques n'ont pas été négligés malgré le gabarit compact de l'auto. Au total, ce sont donc 27 litres de rangement qui nous sont proposés, dont 11 litres pour la seule boîte à gants à ouverture coulissante, façon tiroir. Une idée originale qui pourra cependant gêner le passager avant au niveau des genoux, en cas d'ouverture totale. De même, l'épaisseur importante de la console centrale n'offre que peu d'espace en largeur au niveau des jambes. Le conducteur, en revanche, est aux petits soins avec une instrumentation claire et lisible, une position de conduite aussi confortable que facile à trouver, et la fameuse tablette R-Link (Coyote Series, e-mails, Twitter, R-Link Store...) au maniement intuitif, quoique un peu lent. Les housses de siège dézippables et lavables en machine sont également une sympathique attention, d'autant que leur maniement est très aisé. Notez que des élastiques colorés – une idée héritée du concept Captur – font office de poche aumônières, à l'arrière des sièges avant. On apprécie également la présence de série des prises USB/Auxiliaire, de 4 lève-vitres électriques, d'un régulateur-limiteur de vitesse et de la radio CD Bluetooth. Reste que c'est au niveau du coffre que le Captur se distingue largement de la Clio IV, grâce à la présence d'une banquette arrière capable de coulisser sur 16 cm. Résultat, les passagers profitent d'un rayon aux genoux digne d'une Laguna berline, tandis que le coffre propose de 377 à 1 235 litres de chargement (455 litres banquette avancée), banquette arrière rabattue avec en plus la présence d'un plancher plat.
Un comportement serein
Un comportement serein
A peine plus lourd que la Clio (+ 100 kg) et donc légèrement surélevé, le Captur jouit d'une très bonne tenue de route, certes pas aussi efficace que celle de la citadine, mais déjà parmi les références de la catégorie (Opel Mokka, Mini Countryman, Nissan Juke, Peugeot 2008...). Les prises de roulis sont bien maîtrisées, de même que les transferts de masse. On apprécie également la position de conduite plus haute qui offre une très bonne visibilité. Quant au confort, il est au rendez-vous malgré des suspensions qui ont tendance à légèrement dribbler sur revêtement défoncé. Rien de bien méchant, mais cette petite fausse note combinée à la fermeté de la banquette arrière pourrait agacer vos passagers.
Un diesel à privilégier
Un diesel à privilégier
Sous le capot, nous avons pu essayer deux motorisations, un 1.2 TCe 120 ch essence et un 1.5 dCi 90 ch diesel. Bien qu'accouplé à une très efficace boîte EDC à double embrayage, le TCe nous a particulièrement déçu par son manque de couple et ses accélérations à rallonge. Du coup, nous vous suggérons plutôt d'opter pour le dCi 90, garant d'une belle souplesse d'utilisation et de reprises correctes. On lui reprochera juste un manque de dynamisme, à pleine charge notamment, lors des dépassements sur autoroute. Un défaut qui ne devrait plus exister avec l'arrivée prochaine d'une version de 110 ch.
Bilan
Bilan
Malgré un à-priori plutôt négatif avant de l'essayer, allez savoir pourquoi, nous avons été séduit par le Captur. Renault a, en effet, trouvé un bon compromis entre look tendance, habitabilité modulable et comportement routier de premier ordre. Une bonne surprise, d'autant qu'en fonction des versions, le petit SUV ne coûte en moyenne que 1 200 euros de plus que la Clio IV. Sachez enfin que la gamme essence débute à 15 500 € (ENERGY Tce 90), tandis que le diesel est accessible à partir de 17 700 € (ENERGY dCi 90).
BONS PLANS
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