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Essai Subaru Trezia 1.4D 90 ch

Essai Subaru Trezia 1.4D 90 ch : un air de déjà-vu

Le 25/10/2011 par Bertrand Debeuret
Après plusieurs générations de Justy nées Suzuki ou Daihatsu, Subaru pioche cette fois chez Toyota le plus petit modèle de son catalogue.
Credit Photo - Autodéclics/BD
Presque intégralement malussée depuis le retrait de la Justy, la gamme Subaru s'offre une bouffée d'air avec le Trezia. S'il ne se réclame pas de l'ADN Subaru, ce clone du Toyota Verso S ne manque néanmoins pas d'atouts, mais les fait payer le prix fort.
 
Discrètement, le Subaru Trezia fait son entrée en France. Une arrivée quelque peu chaotique car prévue à l'origine au mois de mai, puis retardée de près de 6 mois suite aux évènements catastrophiques qui ont touché le Japon en mars dernier. ''Paradoxalement, nous aurions pu mieux nous en sortir car le site de production a été épargné par le tremblement de terre et le tsunami qui l'a suivi'', nous annonce Jean-François Pardé, président de Subaru France. ''Mais hélas, le port de Sendai, d'où partent ces modèles, a été totalement rasé comme l'ont montré certaines images spectaculaires. Nous ne pouvions donc plus les expédier. A cela s'est ajoutée une pénurie de composants électroniques car nos fournisseurs ont eux aussi été sévèrement touchés, et ont tous dû stopper leur production.''.

Difficile démarrage, donc, pour ce jumeau du Toyota Verso S, dont la production devrait avoir retrouvé son plein rendement d'ici la fin de l'année. Unique traction avant au sein d'une famille composée essentiellement de berlines et break 4 roues motrices, le Trezia aborde le marché très concurrentiel des minispaces avec une bonne dose d'humilité. ''Clairement avec ce modèle, nous ne sommes pas dans une course à la part de marché. Nous ne prétendons pas rivaliser avec les spécialistes du segment.'' avoue Jean-François Pardé. ''Mais le Trezia, comme d'autres petites Subaru avant elle, nous offre une présence sur ce segment, chose devenue indispensable pour nous aujourd'hui.''. Entendez par là indispensable pour la moyenne des rejets de CO2 du constructeur, plombée par son recours systématique à la traction intégrale qui l'expose aux taxes européennes. Profitant des liens l'unissant à Toyota – qui détient 16,5 % de Fuji Heavy Industries, sa maison mère – Subaru accueille donc avec soulagement le Trezia qui devrait en outre lui permettre d'élargir sa clientèle.


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