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Guide d’achat cabriolets : cet été, j’enlève le haut !
par Bertrand Debeuret
Guide d’achat cabriolets : cet été, j’enlève le haut !

Guide d’achat cabriolets : cet été, j’enlève le haut !

L'été, la climatisation c'est bien, rouler en cabrio, c'est mieux ; zoom sur 5 modèles incontournables du marché à l'essai.

C’est le moment de craquer

Quoi qu’on en dise, un cabriolet ne se savoure pas seulement au retour des beaux jours, mais bien toute l’année. Pour s’en convaincre, que les plus frileux fassent un galop d’essai en hiver à bord d’une Mercedes SL ou SLK, dont l’appuie-tête "Airscarf" réchauffe délicatement votre nuque… Un délice. Mais c’est bien à l’approche des grandes vacances que les Français se tournent vers ces engins si tentants, aussi indissociables de l’été que la crème solaire, les tongs ou les mini-jupes des filles. Et ils sont de plus en plus nombreux à céder au plaisir de rouler cheveux aux vents : on comptait 50 000 acheteurs en 2006, et 10 000 de plus en 2007.

Du petit roadster sexy à capote traditionnelle au modèle 4 places à toit rigide rétractable, l’offre est vaste. Nous avons essayé les dernières nouveautés, voici nos impressions.

Audi TTS : sans concession

Pour rivaliser avec le SLK 350 et surtout la Porsche Boxster S, Audi vient de lancer son "super TT" : le TT-S. Avec son 2 litres turbo issu de la S3 porté à 272 ch, il n’est pas là pour amuser la galerie. Esthétiquement, il se distingue par son bouclier spécifique, ses feux de jour à LED et ses rétroviseurs couleur aluminium.

Dans le feu de l’action, le TTS régale son conducteur d’accélérations musclées (le o à 100 km/h ne demande que 5,2 s avec la boîte S tronic), dont ses oreilles profitent totalement capote (souple) repliée. Même à bas régime, une pression sur l'accélérateur relance la machine avec aisance grâce au couple de 350 Nm disponible dès 2 500 tr/min. Quant à elle, sa transmission intégrale quattro, assez rare dans le segment, veille au grain sans être trop intrusif.

A bord, aucune faut de goût de vient perturber la finition très qualitative. L’habitacle, où l’espace est compté, pourra simplement sembler trop intimiste…

Le TTS s’échange contre 51 470 euros, malus de 750 euros compris.

Mercedes SLK 350 : idéal pour frimer

A l’inverse de l’Audi TT à la capote traditionnelle, le Mercedes SLK joue les durs avec son pavillon rétractable tôlé. Le petit roadster à l’étoile, auquel un demi-million de fans ont déjà succombé, a fait peau neuve cet hiver. Son restylage l’a rendu un peu plus agressif, avec un diffuseur ornant désormais l’arrière, et nouveau museau rappelant que Mercedes s’implique en F1.

A bord, les sièges placés très bas associés aux portières très hautes assurent une position de conduite sportive. Et dorénavant, l’électronique est de mise (ensemble télématique de pointe, Bluetooth, interface pour iPod…) pour divertir le conducteur coincé dans le trafic.

Mécanique de caractère, le nouveau V6 de 305 ch du SLK 350 colle parfaitement à sa personnalité. 5,4 s lui suffisent pour vous emmener à 100 km/h, tâche à laquelle il se plie en mêlant hauts régimes et mélodie fascinante. En outre, l’accord avec la boîte séquentielle 7G-tronic est savoureux. Dans les enchainements, l’arrière de cette propulsion sous assistance électronique reste mobile lors de fortes sollicitations, mais c’est la facilité de prise en main qui prédomine à son volant. C’est le fort du SLK : être aussi bien capable de soutenir un rythme rapide sur parcours sélectif, que de flâner longuement en charmante compagnie, dans un confort très soigné. Pour "tomber" le haut, 22 secondes suffisent, mais uniquement à l’arrêt.

Prix du joujou : 51 500 euros, malus de 1 600 euros inclus. Une version 200K de 181 ch se monnaie 10 000 euros de moins.

Saab 9-3 Cabriolet Lynx 1.8t BioPower : flower power

Avec sa capote classique, sa robe jaune canari et son moteur turbo, cette 9-3 Cabriolet respecte à la lettre les coutumes du constructeur suédois. Dans l’habitacle, le conducteur est choyé avec une planche de bord tournée vers lui et des sièges enveloppants recouverts de cuir. Au moindre rayon de soleil, la belle se découvre, même en roulant. Très vite, c’est l’expertise de Saab qui parle : les remous d’air sont maîtrisés, on discute avec son passager sans hurler et le chauffage efficace autorise l’expérience même en hiver. Bref, rouler décapoté est déjà un vrai plaisir en soi, mais le faire en "harmonie avec la nature", en ayant recours au superethanol, carburant à 85 % renouvelable, rajoute une dimension particulière à l’expérience. Et si cela ne suffisait pas, les performances et l’agrément progressent lorsque que le bloc de 175 ch de la 9-3 sirote de l’E85. N’espérez pas en revanche descendre sous les 12 l/100 km dans ces conditions.

Côté comportement, on apprécie le châssis rigoureux, à la rigidité à présent très convenable, mais privilégiant avant tout le confort.

Cette Saab 9-3 Cabriolet Lynx s’affiche à 40 940 (malus de 1 600 euros inclus).

PGO Cévennes : une personnalité rare

Commercialisé en 2004 et modernisé récemment, le petit roadster à la silhouette de Porsche 356 reconnaissable entre mille est une sublime réalisation made in France. La petite PGO exhale une forte personnalité et ne passe pas inaperçue avec ses grands phares étonnés et son profil râblé, tapis au ras du sol. La finition intérieure furieusement rétro inspirée de l’horlogerie plonge le conducteur dans une ambiance unique.

Sous son capot, la PGO profite d’un boc relativement moderne : le 2.0 136 chevaux qui animait en son temps la 206 S16. Il la propulse avec vigueur, accompagné d’une sonorité particulièrement agréable à bas régime. Et si prendre le volant de la Cévennes nous ramène quelques années en arrière, elle reste très facile à prendre en main. De conception plus sommaire, elle restitue même davantage de sensations que la plupart des berlines contemporaines. Bref le plaisir est à son comble, d’autant que cette propulsion à moteur arrière (répartition des masses 40/60) bénéficie d’un tempérament joueur, mais étonnamment équilibré.

Un joujou extra la Cévennes ? Assurément. Son prix : 39 900 euros, rêve inclus.

Audi A3 Cabriolet 2.0 TFSI : toile de maître

Avec une capote classique pour préserver sa belle silhouette, l’A3 respecte les habitudes de Audi, qui fuit pour le moment la tendance des coupés-cabriolets. Plus économiques, moins encombrants à replier et plus légers, ces couvre-chefs ne manquent pas d’intérêt. Autre atout, ils se montrent plus rapides : l’A3 Cabriolet ne réclame que 9 s pour se dévêtir !

A son bord l’habitabilité est très correcte, même aux places arrière où 2 adultes peuvent s’installer sans avoir les genoux au niveau du menton. Sous son capot, le 2.0 bien connu TFSI a 85 kg de renfort à digérer, mais n’a rien d’anémique. Et le 0 à 100 km/h, bouclé en 7,3 s, ne réclame qu’une demie seconde de plus que sur la berline. Capote repliée et vitres remontées, le plaisir est bien au rendez-vous. Remous d’air maîtrisés, confort n’appelant aucune critique : ce cabriolet maîtrise son sujet. Hormis quelques tremblements du volant sur revêtement approximatif, la rigidité du châssis s’avère à la hauteur. Efficace sans déborder de dynamisme, le comportement est conforme au rôle attribué à ce cabriolet, à savoir la balade au grand air. Il se négocie à partir de 38 120 euros avec la boîte robotisée S tronic, malus de 750 euros compris.