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Guide d'achat citadines polyvalentes : La Peugeot 208 face à ses rivalesLancer le diaporama+30
LANCER LE DIAPORAMA
par Pierre Vercors
Guide d'achat citadines polyvalentes

Guide d'achat citadines polyvalentes : La Peugeot 208 face à ses rivales

Calandre vorace, regard ciselé et profil râblé dynamisé de francs coups de gouges : la Peugeot 208 déboule sur le marché très concurrentiel des citadines polyvalentes. L’occasion de jeter un coup de projecteur sur ce segment très disputé.

Destiné à séduire les jeunes couples au budget serré autant que les retraité épris de compacité ou les citadins branchés, le segment des citadines polyvalentes, aussi appelé segment B, doit résoudre la quadrature du cercle : réconcilier économie, maniabilité, espace et qualité dynamiques. Avant que la petite sochalienne n'affronte la future Clio IV, perpétuant un combat onirique entamé par feu les 104 et Renault 5, un petit bilan des forces en présence s'impose...

PEUGEOT 208 5 portes : Régime draconien…

PEUGEOT 208 5 portes : Régime draconien…Lancer le diaporama+30
Credit Photo - DR
A Montbéliard également, on croit aux vertus du régime pour mieux affronter les échéances de 2012. Rompant esthétiquement avec sa devancière 207, qui perpétuait des thèmes stylistiques hérités de l’ère Welter, la petite dernière jette aux orties ses projecteurs interminables, sa calandre grimaçante et ses galbes replets au profit de lignes plus tendues et dynamiques.

Plus trapue, avec des proportions évoquant volontiers la Yaris, la française, déclinée en 3 et 5 portes, a ainsi pris soin de réduire sensiblement sa corpulence et son encombrement. Désormais campée sous les 4m (3,97m contre 4,03m précédemment), elle parvient à alléger sa masse de quelques 110kg en moyenne, et même de 173 kg (!) sur l’entrée de gamme cantonnée sous la tonne (975 kg). Une forme d’exploit, alors que l’habitabilité progresse légèrement et que le coffre affiche un volume stable de 285L.

Sous le capot de la Lionne, les ingénieurs ont dissimulé de tout nouveaux 3 cylindres essence de 1,0 et 1,2l Vti à injection directe. Forts d’une puissance spécifique généreuse et de la masse contenue de la berline, ils modèrent leur appétit à de 4,3l/100 km et leur rejets sous la barre des 99g/km de CO2. Naturellement, la gamme Diesel n’est pas en reste. Riche de 5 versions dont la plupart dotées du Start&Stop, la sochalienne s’illustre par sa sobriété étonnante en entrée de gamme e-HDI (3,4L/100km soit 87 gr CO2/km), la plus émissive des versions ne franchissant pas le seuil des 100 g/km.
PEUGEOT 208 3 portes : Sacré numéro ?
DR

PEUGEOT 208 3 portes : Sacré numéro ?

Pour renouveler son best-seller, le Lion a opté pour deux modèles clairement différenciés. Si la poupe « volumique » de la déclinaison 5 portes, destinée aux familles, privilégie l’espace et la fonctionnalité, à la manière d’une C3 ou d’une Toyota Yaris, la variante 3 portes interprète une partition plus hédoniste et sportive.

Cultivant avec soin l’allusion à l’aïeule 205 GTI, célèbre pour des monogrammes apposées sur le panneau de custode, cette version plus démonstrative troque les minces liserés chromés qui ceinturent le vitrage de la bourgeoise 5p contre un jonc plus généreux, dont l’élancement final rappelle la bombinette des eighties.


A bord, les deux versions partagent un habitacle à l’architecture entièrement revue, qui se distingue par un volant de petit diamètre, un étonnant combiné d'instrumentation en position « tête haute » et le généreux écran tactile ménagé sur la console centrale.

RENAULT CLIO III : De beaux restes...

RENAULT CLIO III : De beaux restes...Lancer le diaporama+30
A l’instar de sa rivale 207, la muse Clio, née il y a plus de 20 ans, a forci au fil des années au point de se rapprocher progressivement du segment des berlines compactes. Apparue en 2005, cette 3e génération, disponible en 3, 5 portes et break Estate, dépasse ainsi les 4 mètres. Récemment affublée d’une physionomie placide calquée sur celle du Scenic, la petite Renault rassure par son habitacle plutôt cossu, bien fini et relativement spacieux, qui ménage un coffre de 290 litres, voire 440 litres en version Estate.

Sur la route, la petite française, silencieuse et confortable, ne démérite pas, et fait montre d’une tenue de route aussi rassurante qu’équilibrée. Si la direction électrique apparaît peu communicative, la voiture, certes peu prodigue en sensations, termine sa carrière en conservant un comportement au dessus de tout soupçon et une sécurité passive soignée : 10 airbags peuvent intégrer la dot.

Très sérieuse dans son approche, et un peu lourde pour une citadine, la française conserve une vaste palette de motorisations, depuis le petit 1.5 dCi 70 jusqu’au 1.5 dCi 105 en passant par les nombreux blocs essence. Si l’entrée de gamme 1.2 16V 75 chevaux mise sur le prix d’appel, les férus de sportivité opteront plutôt pour la très efficace déclinaison RS, dont le fougueux 2.0 16V de 203 chevaux et les suspensions affermies sont dédiés au plaisir de pilotage.
RENAULT CLIO IV : Surprise du chef ?

RENAULT CLIO IV : Surprise du chef ?

Alors que Renault cultivait l’habitude de dévoiler sa Clio avant la rivale de Sochaux, le Lion fourbit cette fois-ci ses armes avec un peu d’avance. Pour autant, le Losange n’a pas dit son dernier mot. Premier modèle à réellement intégrer la patte de la Laurens van den Acker, la future polyvalente de Billancourt devrait renouer avec un style plus démonstratif.

La 4e génération de la muse optera-t-elle, à l’image de la 208, pour un gabarit plus modeste et une réduction drastique de son embonpoint ? Mystère ! Quoi qu’il en soit, elle inaugurera elle aussi de très prometteurs blocs essence 3 cylindres, afin de réduire son appétit et de cantonner ses émissions de CO2 de justesse sous les 100g/km.

Si le constructeur conserve jalousement les secrets de son futur modèle vedette, il est presque certain que la voiture arborera une physionomie proche de celle du concept DeZir et de la petite Zoe, adoptera le nouveau faciès plus aiguisé, fluide et émotionnel appelé à faire florès. Outre les modèles d’appel, axés sur la sobriété, les sportifs pourront toujours compter avec l’indéboulonnable RS, à la cavalerie portée à quelques 200 chevaux par un turbo, pour croiser le fer avec les tonitruantes 208 GTI.

CITROEN C3 II : Un monde de douceur...

CITROEN C3 II : Un monde de douceur...Lancer le diaporama+30
Un peu plus compacte que sa cousine 207, la seconde génération de C3, apparue voici 2 ans, adopte une robe rondouillarde et relativement haute qui trahit sa vocation "volumique". Ceinture de caisse incurvée, pavillon bombé, vitres de custodes caractéristiques et arches de roue marquées: la petite française capitalise le succès de la première mouture, célèbre pour ses allusions visuelles à la mythique 2CV.

Plus familiale que l'excentrique DS3, cette polyvalente à la coquette calandre trapézoïdale et au facies joufflu présente un habitacle plutôt spacieux et bien agencé, qui compense des matériaux hétérogènes par une présentation soignée. Le compartiment à bagage, plutôt logeable du haut de ses 300L, et le pare-brise se prolongeant sur le pavillon participent à l'agrément général. Si les place arrière manquent un peu d'espace au jambe, la sellerie confortable et les suspensions accommodantes font la part belle au confort.

Si l'antédiluvien 1.1 essence, dont les 60 canassons officiaient déjà sur l'ancêtre BX, assure une entrée de gamme bon marché mais cantonne la petite C3 à une utilisation urbaine, le bloc 1.6 HDI 90 chevaux, qui réalise l'essentiel des volumes, accroit sa polyvalence tout en limitant ses émissions à 99 g CO2/km. Moins incisive sur route sinueuse que la cousine de Sochaux, la citadine du quai de Javel séduira une cible plus sensible des vertèbres...
CITROEN DS3 : French touch' !

CITROEN DS3 : French touch' !

Alors que la classique C3 vise une clientèle mature et en quête de praticité, son alter ego DS3, qui étrennait la nouvelle ligne DS, joue les fashion victims. Teintes acidulées, pavillon contrasté, large calandre chromée et ceinture de caisse en aileron de requin, cette lolita, exclusivement disponible en 3 portes, ne manque pas de sex-appeal. Jouant la carte de la sophistication, la grenouille française entend bien donner du fer à retordre à l'excentrique Mini et à l'affriolante Mito.

A l'image de la robe, permettant de marier à l'envie des teintes diverses et variées, pour le meilleur et pour le pire, l'habitacle se plie à toutes les fantaisies de personnalisation. Plus typée encore que celle de la C3, la présentation intérieure séduit par son instrumentation soignée et ses touches acidulées, même si certaines lacunes de finition tranchent avec lke standing revendiqué. Si l'habitabilité marque le pas, notamment aux places arrière, le coffre de 285L préserve un volume satisfaisant.

Boudant les blocs les plus poussifs, cette petite dévergondée s'attribue une large gamme de blocs essence et Diesel, culminant avec le tonitruant 1.6 THP de 202 chevaux. Plus diffusé, l'incontournable HDI 90 reconduit la sobriété, les émissions et naturellement le bonus de l'acolyte C3. Un coup de pouce bienvenu, car cette prétentieuse ne monnaye pas ses charmes à moins de 15.000€...

VOLKSWAGEN Polo V : Rigueur germanique !

VOLKSWAGEN Polo V : Rigueur germanique !Lancer le diaporama+30
Basique et ouvertement économique à ses débuts, la "Fourmi" de VW s'est muée au fil des années en véritable petite Golf. Sacrée "Voiture de l'Année 2010", la polyvalente de Wolfsburg ne donne pas dans l'exubérance. Volumes structurés, calandre impassible et projecteurs déterminés: l'esthétique soignée mais très neutre de cette cinquième génération, qui exhale une certaine classe, pourra même décevoir les amateurs d'originalité.

A bord, la même implacable sobriété est de mise. Traité dans une dominante sombre, le cockpit à l'austérité monacale bénéficie en revanche de matériaux biens choisis et d'assemblages soignés. En dépit d'un gabarit relativement contenu (3,97 m), les formes charpentées de l'allemande préservent une habitabilité satisfaisante, tandis que le compartiment à bagages aux volumes réguliers offre une contenance de 290L.

Mieux amortie que ses aïeules, cette Polo réduit son retard sur les références du segment, mais pâtit toujours d'une direction peu communicative et de liaisons au sol un peu trop souples. Pour se faire pardonner, la teutonne adopte les récents TDI de la marque, jetant aux orties les vieux injecteurs-pompe au profit de rampes communes au fonctionnement plus doux. Bien positionnée financièrement, la Fourmi, qui peut être dotée d'une transmission DSG 7, conserve sa sobriété proverbiale, et s'illustre par sa capacité à bien tenir la cote...
AUDI A1 : bombinette de luxe !

AUDI A1 : bombinette de luxe !

Si sa cousine VW, dont elle emprunte la plate-forme, joue la carte de la sobriété esthétique la plus absolue, l'urbaine Audi A1 interprète quant à elle une partition nettement plus personnelle. Capot froncé, regard aiguisé, large calandre chromée et biseautée, la petite allemande arbore une physionomie aussi élégante qu'agressive.

Exemptée des impératifs fonctionnels de la cousine germaine, la puce bavaroise, uniquement disponible en 3 portes, adopte une silhouette gironde à la poupe fuyante, marquée par une lunette inclinée et un hayon autoclave cerné d'optiques travaillées. Sacrifie sa praticité sur l'autel du style, elle se rattrape par sa présentation particulièrement soignée et sa finition irréprochable, référence incontestée de la catégorie.

Destinée à croiser le fer avec les urbaines chics et sportives, comme l'indétrônable Mini, l'excentrique DS3 ou l'exotique Mito, l'allemande se révèle sensiblement plus efficace que la brouillonne italienne sur routes sinueuses, infiniment moins ferme que l'inconfortable britannique, et fait jeu égal avec la française qui aime à être poussée dans ses retranchements. De quoi regretter que le panel de motorisation, combinant les TDI 90 et 105 ch au petit 1.2 TFSI de 86 chevaux, ne compte pas de bloc plus explosif que le pétulant 1.4 TFSI de 165 ch.

TOYOTA Yaris : Rentrée dans le rang !

TOYOTA Yaris : Rentrée dans le rang !Lancer le diaporama+30
Plus agressive visuellement que ses devancières à la physionomie placide, la troisième génération de Toyota Yaris, apparue voici presque un an, aspire à une image plus mature et dynamique. Toujours produite à l'usine d'Onnaing, la plus française des citadines nipponnes, qui gagne un bon décimètre en longueur pour afficher 3,88m, conserve un gabarit compact mais perd une bonne partie de son originalité.

Plus anguleuse, plus longue et moins haute, la nouvelle venue vise une cible moins féminine, et améliore légèrement son comportement routier. Naguère renommée pour sa hauteur sous pavillon, l'astucieuse modularité de sa banquette coulissante, ses rangements omniprésents ou son originale instrumentation digitale sous loupe, la petite citadine du Soleil Levant abandonne malheureusement ces spécificités pour rentrer dans le rang. La finition toujours aussi médiocre demeure quant à elle en retrait des standards du segment.

Du coup, la petite nipponne, convaincante dans la plupart des domaines mais exempte de qualités marquantes, peine davantage à se démarquer sur un segment trés compétitif. Les blocs 1.0 et 1.3 VVT-i développant 69 et 100 chevaux, épaulés par le Diesel D-4D de 90 chevaux, bénéficient de la masse contenue de la voiture, sans signer de prouesse particulière. Heureusement, la fiabilité avérée de la petite japonaise, qui lui vaut son lot d'amateurs et augure d'une revente aisée, devrait rester au rendez-vous...
SUZUKI Swift : Turbulente nipponne !

SUZUKI Swift : Turbulente nipponne !

Bouille joviale, pare-brise trés vertical, montants laqués noirs et pavillon contrasté : la petite Swift, récemment renouvelée, joue toujours les originales en cultivant de faux airs de Mini. Une ressemblance qui lui vaut quelques faveurs féminines dans les beaux quartiers. Parmi les plus compactes du segment, cette nipponne assemblée en Hongrie sacrifie le volume du compartiment à bagage, limité à 211L, à l'espace de son habitacle, qui bénéficie d'une garde au toit généreuse.

A bord, la petite japonaise pâtit, comme ses compatriotes Yaris et Mazda 2, d'une présentation assez sombre et de matériaux rigides un peu basiques. Moins cossue en apparence que les références européennes, nos nipponnes se rattrapent par leur assemblage rigoureux. Bien campée sur ses voies larges, la Suzuki, fermement amortie, n'a pas non plus à rougir de son comportement routier, à la fois enjoué et agile du fait d'une direction directe et d'une masse contenue sous la tonne.

Sous son capot, la puce dissimule un pétulant bloc essence 1.2 VVT de 94 chevaux et un Diesel 1.3 DDiS d'origine Fiat développant 70 chevaux, en attendant la Swift Sport gratifiée du 1.6 VVT, qui annonce une cavalerie de plus de 150 chevaux et entend taquiner la Mini Cooper. Bien positionnée financièrement, la Swift constitue une alternative accessible à l'icone britannique.

FORD Fiesta VI : Séduisant compromis...

FORD Fiesta VI : Séduisant compromis...Lancer le diaporama+30
En dévoilant une sixième génération aux galbes généreux et aux coups de gouges prononcés, Ford faisait en 2008 le pari d'une certaine audace esthétique, tranchant avec le conformisme des précédentes moutures. Projecteurs langoureux, calandre pentagonale et feux arrière haut perché ne font pas pour autant de cette adepte du "Kinetic Design" une esclave du style : l'habitabilité très correcte en témoigne.

La petite Ford, qui partage sa plate-forme avec la Mazda 2, s'approprie logiquement la tenue de route vive et sûre de son inspiratrice, tout comme la réelle volonté d'allègement de la petite nipponne. A peine plus lourde et presque aussi compacte que sa cousine japonaise, la Fiesta profite d'un compartiment à bagage assez généreux de 300 litres, et soigne davantage la présentation de son habitacle. Traité dans une ambiance futuriste et adoptant des teintes assez chaleureuses, voire un peu baroques, le cockpit arbore un mobilier plutôt plaisant.

S'ils ne s'illustrent pas par leurs prouesses, les blocs essence 1.2, 1.4 et 1.6 Duratec, développant des puissances comprises entre 60 et 134 chevaux, bénéficient de la légèreté de la petite Ford pour la gratifier de performances convenables. De leur côté, les moteurs Diesel Duratorq de 68 et 90 chevaux parviennent à cantonner ses émissions de CO2 à seulement 98 g/km dans la très sobre déclinaison ECOnetic.

Plaisante à l'œil, assez habitable, relativement sobre et plutôt légère, la citadine à l'Ovale Bleu ne manque donc pas d'argument. Cerise sur le gâteau, la germano-américaine, qui mène depuis 3 ans une carrière internationale, sait être raisonnable à l'heure d'avouer ses tarifs, et constitue un bon compromis.

OPEL Corsa IV: Un peu terne ?

OPEL Corsa IV: Un peu terne ?Lancer le diaporama+30
Lancée voici 5 ans, la petite allemande, disponible dans une robe 5 portes assez conventionnelle et une livrée 3 portes un peu plus effilée, compte parmi les doyennes du segment. Malgré un gabarit analogue à celui d'une Renault Clio, qui lui permet de revendiquer un coffre de volume comparable (285L), la citadine de Rüsselsheim souffre d'une habitabilité en léger retrait, malgré un empattement généreux de 2,36 m.

Cousine de la Fiat Punto dont elle partage le soubassement, la petite allemande sauvegarde un bilan dynamique correct, et fait montre d'un comportement équilibré et rassurant. Pour autant, l'ensemble manque encore d'agilité, tandis que le plaisir de conduite souffre d'une direction sans réelle consistance.

Disponible dans une panoplie de blocs essence et Diesel assez placides dont les puissance s'échelonnent entre 80 et 125 chevaux, la petite allemande se dévergonde également dans une bouillante version OPC, dont le 1.6 Turbo 192 chevaux mériterait des liaisons au sol plus rigoureuses. Sans réel défaut, cette petite européenne souffre d'un manque de nouveauté, préjudiciable sur un segment concurrentiel et sensible aux modes.

FIAT Punto 2012 : Un air d'Italie...

FIAT Punto 2012 : Un air d'Italie...Lancer le diaporama+30
Versatile en diable, la polyvalente turinoise, qui doit ses lignes avenantes à Giugiaro, multiplie les liftings depuis son lancement en 2006. Tour à tour dénommée Grande ou Evo, la transalpine, bâtie sur une plateforme commune avec l'Opel Corsa, vient juste de lever le voile sur sa collection 2012 à la physionomie imperceptiblement revue, arborant un bouclier un peu plus anguleux exempt de bandeau.

Davantage que la physionomie, l'habitacle a bénéficié de ces mues répétées, troquant récemment ses formes un peu martiales et ses matériaux rigides pour un mobilier rembourré aux formes plus souples et chaleureuses. L'habitabilité, correcte sans plus compte-tenu du gabarit, demeure naturellement inchangée, à l'image du coffre d'une contenance moyenne (275L) et au seuil assez haut.

Partageant son empreinte au sol généreuse avec la polyvalente Corsa, cette Punto affiche un comportement équilibré, même si les liaisons au sol accommodantes peinent à contenir les mouvements de caisse sur route sinueuse : la contrepartie d'un confort plus ouaté que la moyenne. Mue par des blocs essence et Diesel placides, la belle italienne sait aussi chanter en version Abarth forte de 155 ch.
ALFA ROMEO MiTo : Bella Machina !

ALFA ROMEO MiTo : Bella Machina !

Coquette, charmeuse et sophistiquée, l'Alfa Roméo Mito, construite sur la plate-forme de la paisible Punto, multiplie les allusions à la supercar 8C Competizione pour aimanter les regards. Un tantinet provocante, avec ses galbes langoureux et ses rondeurs sensuelles, cette coquette italienne, posée sur des montes généreuses, se passe naturellement de toute protection de carrosserie.

A bord, la primauté a également été accordée au style: l'habitacle, tourné vers le conducteur, flatte l'œil mais déçoit par une réalisation approximative. Encombrante à l'extérieur (4,06 m), cette citadine 3 portes manque également d'espace, combinant place arrière exigües et coffre peu logeable au seuil haut perché. Autant de détails certainement insignifiants pour une clientèle plus soucieuse d'esthétique et d'agrément de conduite.

Plus ferme que sa cousine turinoise, la milanaise joue la carte de la fermeté, et fait montre d'un comportement agréable et sûr à rythme raisonnable. Pourtant, en dépit du configurateur DNA qui permet d'adapter la cartographie moteur et la direction aux conditions routières, l'italienne moins homogène s'incline face à la rigueur des rivales Mini, A1 ou DS3. Très plaisant, le bloc essence 1.4 T-Jet de 155 chevaux correspond davantage à l'esprit du Biscione que le petit 1.4 78 chevaux d'appel...

SEAT Ibiza IV : Rythme endiablé !

SEAT Ibiza IV : Rythme endiablé !Lancer le diaporama+30
Au sein de la galaxie VAG, Seat conserve le monopole du dynamisme accessible, et cultive un tempérament plus méditerranéen. Jetant aux orties les lignes un peu molles de la précédente mouture, qui avaient été reprises in extremis par Walter de Silva, ce 4ème opus se réclame du "Arrow Design" cher au belge Luc Donckervolke. Coup de gouge accentués, arêtes saillantes, la petite espagnole habille ses proportions de Polo d'une physionomie acérée.

Aussi encombrante qu'une Peugeot 207, la belle ibère préserve un coffre spacieux de 292L mais ne marque aucun record d'habitabilité, et pâtit de places arrière exiguës. Contrairement à sa cousine teutonne, elle privilégie également le dynamisme de sa présentation à l'aspect gratifiant de la finition. Constitué de matériaux rigides et diversement assemblés, le cockpit tourné vers le conducteur ne fait pas longtemps illusion.

Plus fermement amortie que la polyvalente de Wolfsburg, l'égérie de Martorell séduit en revanche par sa position de conduite basse, sa direction bien calibrée et son châssis rigoureux, qui préservent un réel agrément de conduite sans détériorer pour autant le confort de roulement. Il faut dire que l'espagnole n'a pas oublié les amateurs de sportivité, déclinant sa citadine en FR, Bocanegra et Cupra.
SKODA Fabia II : Tchèque provisionnée...

SKODA Fabia II : Tchèque provisionnée...

Lointaine cousine de l'ibère, la Fabia, construite sur la même plate-forme, interprète une partition plus classique et encore plus populaire. Face avant placide claquée sur le ludospace Roomster, silhouette volumique mais sans grâce particulière, la discrète petite Skoda commence même à accuser le poids des années. Pourtant, cette seconde génération de la citadine tchèque conserve de réels arguments, et soigne sa vie à bord. Dépourvu de la moindre fantaisie et un peu austère dans son traitement, habitacle se révèle en revanche plutôt spacieux, rigoureusement fini et bien agencé. Généreux, le compartiment à bagage ménage un volume de 300L.

A l'image de sa mièvrerie esthétique, la paisible berline tchèque, relativement haute et assez étroite, se caractérise par un comportement plus rassurant que réellement enjoué. Toujours saine et progressive, la voiture ne démérite pourtant pas, et se singularise par le tarif tiré de son petit 3 cylindres 1.2, qui flirte avec les 10.000€. Un choix judicieux, pour qui est en quête d'une polyvalente paisible mais confortable et spacieuse.

MAZDA 2 : A l'avant-garde du downsizing !

MAZDA 2 : A l'avant-garde du downsizing !Lancer le diaporama+30
Joviale et menue, la seconde génération de Mazda 2, qui succédait à un minispace un peu cubique, est la première polyvalente moderne à avoir réellement cru aux vertus du downsizing... Relativement spacieuse compte-tenu de son gabarit réduit et de sa robe aérienne, la nipponne ne fait en revanche pas grand cas des bagages, abandonnés à un coffre de 250L.

A bord, la volonté d'allègement se traduit par une profusion de matériaux rigides, peu gratifiants au toucher mais bien assemblés. Fidèle à son habitude, le manufacturier d'Hiroshima signe un cockpit à la tonalité sportive mais à la dominante aussi sombre qu'austère.

Mais qu'importe, la nipponne a un atout dans sa manche : son insoutenable légèreté. Aussi bénéfique au comportement routier, vif et précis, qu'au brio de ses mécaniques, ce régime salutaire est en passe de devenir une vague de fond. En attendant, la nipponne, qui laisse le choix entre 3 essence et 2 Diesel, profite de sa longueur d'avance pour afficher un appétit réduit, et s'affiche à des tarifs contenus.
NISSAN Micra IV : Plus sobre qu'un Diesel !

NISSAN Micra IV : Plus sobre qu'un Diesel !

Revirement idéologique pour la petite Micra. Tandis que la précédente génération revendiquait une certaine sophistication, afin de s'attirer les bonnes grâces d'une cible traditionnellement urbaine et féminine, la dernière mouture, assemblée en Inde, adopte un positionnement plus axé low cost. Adieu l'alternative aux Fiat 500 et aux Mini : plus consensuelle, la japonaise renonce à la coquetterie maniérée de sa devancière pour une apparence plus anodine...

En contrepartie, cette 4e génération de Micra s'illustre en affrontant l'Europe sans pour autant céder aux sirènes du Diesel. Grâce à une masse contenue, son innovant bloc 3 cylindres essence DIG-S turbocompressé à injection directe et cycle Miller, son Stop&Start et un travail acharné sur les sources de frottement, la voiture s'illustre par un appétit de 4,1L/100 km, digne d'un Diesel ! Affichée dès 12.640 € avec ce bloc innovant, soit 1.000€ de plus que le poussif bloc atmo, cette petite urbaine fait oublier la qualité perçue en retrait de son cockpit aux formes bulbeuses et ludique.
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