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Le grand réveil du matin calme
Le grand réveil du matin calme
Le 04/05/2007 par Vincent Gonin
Le temps où les productions coréennes déclenchaient des quolibets en raison de leur silhouette archaïque ou de leur technologie surannée est décidemment révolu.
A l’image de la récente Kia Cee’d, elles peuvent aujourd’hui se prévaloir de prestations dans la bonne moyenne de la catégorie, voire d’une politique de garantie très percutante. Et à en juger par l’effervescence conceptuelle qui règne au pays du matin calme, il est probable que les constructeurs locaux tracent un trait définitif sur leur image « low-cost » originelle en faveur d’un positionnement high-tech et écologique. Le Coupé Cross over Qarmaq, présenté par la marque Hyundai lors du récent salon de Genève, est symptomatique de cette nouvelle tendance. Trapu, ramassé, ce concept-car, considéré comme le premier Advanced Technology Demonstration Vehicle (ATDV) de la marque, séduit par sa silhouette sculpturale. Mais ne nous y trompons pas ; au delà de son esthétique fluide et plutôt réussie, ce démonstrateur, véritable vitrine technologique, constitue un véritable manifeste à l’adresse du marché automobile mondial. Développé en partenariat avec l’équipementier GE Plastics, il recèle en effet près d’une trentaine d’innovations, appelées à intégrer à plus ou moins long terme les futurs véhicules de la marque.
En premier lieu, l’œil est surpris par les volumes organiques de la carrosserie. Le généreux prolongement des ailes renflées sur les ouvrants, qui évoque un peu la Bugatti Veyron, s’accompagne d’un traitement très particulier du vitrage, qui enveloppe l’habitacle du Qarmaq sans discontinuité apparente. Le pavillon transparent, qui présente deux bossages destinés à améliorer la garde au toit des passagers arrières, jouit lui aussi d’une certaine liberté formelle. Une telle fluidité a été rendue possible par l’usage d’une résine organique Lexan® de type polycarbonate en lieu et place du classique verre minéral.
Les matières plastiques ont également envahi le compartiment moteur, où les trois structures absorbantes constitutives du fameux Elastic Front® ont pour vocation d’amortir tout choc éventuel avec un infortuné piéton. Notons au passage que ledit capot abrite une mécanique diesel Common rail dotée d’un filtre à particule, de manière à séduire le consommateur européen. L’atmosphère très reposante qui s’exhale de l’habitacle dépouillé du Qarmaq n’est pas sans évoquer la pureté des récents concepts frappés du Losange. Le cockpit, mêlant cuir, silicone et aluminium, fait la part belle aux tons clairs et ne renierait d’ailleurs pas le « Touch Design » cher à Patrick le Quément. Ici aussi, l’usage judicieux de matières plastiques aux textures sophistiquées transfigure la qualité perçue et rend l’ergonomie plus intuitive.
Ce florilège d’innovations issu de la recherche concourante d’un constructeur et d’un plasturgiste témoigne de l’intérêt grandissant d’user de fertilisations croisées entre diverses disciplines pour favoriser l’émergence d’idées nouvelles. En se substituant aux matériaux classiques telles que l’acier où le verre, les matières plastiques ont ainsi permis d’alléger ce concept d’une bonne soixantaine de kilogrammes. Un bilan peu spectaculaire dans l’absolu, mais qui s’accompagne de nombreux atouts dans le domaine du design, de l’amortissement des chocs ou encore de l’architecture. Nul besoin de le préciser: l’automobile du futur sera plus que jamais multi-matériaux. A l’heure où le spectre de la crise plane sur la plupart des constructeurs européens et américains, le dynamisme de l’Asie peut inquiéter. Mais il apparaît plus que probable que la seule manière de résister à cette déferlante soit de répondre par une inventivité débridée. Un domaine où les constructeurs français jouissent d’une réelle légitimité historique, et qu’il importe de cultiver avec une ardeur renouvelée.
En premier lieu, l’œil est surpris par les volumes organiques de la carrosserie. Le généreux prolongement des ailes renflées sur les ouvrants, qui évoque un peu la Bugatti Veyron, s’accompagne d’un traitement très particulier du vitrage, qui enveloppe l’habitacle du Qarmaq sans discontinuité apparente. Le pavillon transparent, qui présente deux bossages destinés à améliorer la garde au toit des passagers arrières, jouit lui aussi d’une certaine liberté formelle. Une telle fluidité a été rendue possible par l’usage d’une résine organique Lexan® de type polycarbonate en lieu et place du classique verre minéral.
Les matières plastiques ont également envahi le compartiment moteur, où les trois structures absorbantes constitutives du fameux Elastic Front® ont pour vocation d’amortir tout choc éventuel avec un infortuné piéton. Notons au passage que ledit capot abrite une mécanique diesel Common rail dotée d’un filtre à particule, de manière à séduire le consommateur européen. L’atmosphère très reposante qui s’exhale de l’habitacle dépouillé du Qarmaq n’est pas sans évoquer la pureté des récents concepts frappés du Losange. Le cockpit, mêlant cuir, silicone et aluminium, fait la part belle aux tons clairs et ne renierait d’ailleurs pas le « Touch Design » cher à Patrick le Quément. Ici aussi, l’usage judicieux de matières plastiques aux textures sophistiquées transfigure la qualité perçue et rend l’ergonomie plus intuitive.
Ce florilège d’innovations issu de la recherche concourante d’un constructeur et d’un plasturgiste témoigne de l’intérêt grandissant d’user de fertilisations croisées entre diverses disciplines pour favoriser l’émergence d’idées nouvelles. En se substituant aux matériaux classiques telles que l’acier où le verre, les matières plastiques ont ainsi permis d’alléger ce concept d’une bonne soixantaine de kilogrammes. Un bilan peu spectaculaire dans l’absolu, mais qui s’accompagne de nombreux atouts dans le domaine du design, de l’amortissement des chocs ou encore de l’architecture. Nul besoin de le préciser: l’automobile du futur sera plus que jamais multi-matériaux. A l’heure où le spectre de la crise plane sur la plupart des constructeurs européens et américains, le dynamisme de l’Asie peut inquiéter. Mais il apparaît plus que probable que la seule manière de résister à cette déferlante soit de répondre par une inventivité débridée. Un domaine où les constructeurs français jouissent d’une réelle légitimité historique, et qu’il importe de cultiver avec une ardeur renouvelée.
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