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Les compactes diesel passées au cribleLancer le diaporama+49
Credit Photo - Autodéclics / DR
LANCER LE DIAPORAMA
par Vincent Gonin
Guide d'achat compactes diesel

Les compactes diesel passées au crible

Sur un marché toujours plus fécond en concepts décalés, le solide segment C, aussi appelé M1, fait figure de valeur sûre. Voici un tour d'horizon de quelques stars du segment.

Véritable noyau dur du marché européen, les familiales compactes Diesel s’imposent de fait par leur compromis idéal entre encombrement, habitabilité et aptitudes routières ainsi que par leur budget d’usage contenu. Destiné à plaire au plus grand nombre, ces compactes, parfois aseptisées, se soumettent généralement à des codes très convenus. Pour autant, doit-on conclure que ce segment décidément très rationnel est dénué de toute passion ? Ce serait occulter les efforts déployés par moult constructeurs latins ou nippons, soucieux de démarquer leur offre pour mieux tirer leur épingle du jeu au travers d’une concurrence pléthorique et très affûtée.

Volkswagen Golf VI : Le mètre-étalon

Volkswagen Golf VI : Le mètre-étalon Lancer le diaporama+49
Véritable icône du segment, l’inamovible VW Golf fait toujours figure de référence. La 6e génération, apparue voici 2 ans, demeure fidèle à la recette qui a fait le succès de ses aïeules : robe très conventionnelle, profil massif reconnaissable par son épais montant de custode vertical, finition soignée et gamme pléthorique sont bien au rendez-vous.

Simple évolution de la génération précédente, l’actuelle mouture aiguise sa livrée dans un style plus dynamique, et reprend à son compte un cockpit sans fantaisie, mais ergonomique et bien présenté inspiré de l’Eos. Malgré un gabarit contenu (4,20m), elle conserve son habitabilité satisfaisante et son coffre de 350L, aux volumes carrés.

Saluée pour son compromis convaincant entre confort et tenue de route, la compacte de Wolfsburg s’illustre toujours par son large éventail mécanique. Les multiples Diesel disponibles (1.6 TDI 90 et 105 ch, 2.0 TDI 110, 140 et 170 ch) ont fait leur mue à la faveur du restylage, troquant leurs bruyants injecteurs-pompes contre une rampe commune au fonctionnement plus lissé. Si la sobriété proverbiale demeure au rendez-vous, l’agrément d’utilisation fait un bond en avant.

Premier prix en version 1.6 TDI 105 : 19 420 euros

Renault Mégane III : Audace refoulée

Renault Mégane III : Audace refouléeLancer le diaporama+49
Si la seconde génération de Mégane provoquait la rétine par sa chute de pavillon abrupte et son popotin rebondi, l’actuelle mouture, dévoilée en 2008, renoue avec le classicisme. Le coupé, plus dynamique, se charge de perpétuer une once de sportivité.

Agréable et bien présenté, le cockpit, plutôt chaleureux et valorisant, arbore des volumes souples et peut se parer de teintes claires. Si l’espace à l’arrière est juste moyen, le compartiment à bagage affiche un volume généreux de 405L.

Plus communicative quoique fidèle à l’assistance électrique, la direction agréable permet de profiter du comportement dynamique et équilibré de la compacte au Losange. Mue par une impressionnante panoplie de blocs Diesel (1.5 dCi 85, 90, 105 et 110 ch, 1.9 dCi 130 ch, 2.0 dCi 150 et 160 ch), qui s’arrogent l’essentiel des ventes, la Mégane parvient à concilier vigueur et sobriété.

Premier prix en version DCI 90 : 20 153 euros

Peugeot 308 : La Griffe de Sochaux

Peugeot 308 : La Griffe de SochauxLancer le diaporama+49
Projecteurs étirés, bouche largement ouverte et silhouette haute : la Peugeot 308, lancée en 2007, s’inscrit dans la continuité de sa devancière 307. A défaut de réelle élégance, la française préserve un habitacle spacieux et lumineux, grâce à sa généreuse baie de pare-brise, et une compartiment arrière spacieux de 430L.

Malgré quelques fragrances bavaroises perceptibles dans sa console inclinée, son instrumentation très classique et ses aérateurs ronds ceinturés de chrome, la finition demeure en deçà des standards germaniques.

Assez ferme dans son amortissement, la Lionne séduit en contrepartie par son comportement efficace et sûr, qui tranche avec sa silhouette surélevée. Bien servi par une triplette de blocs efficaces (1.6 HDi 90 et 110 ch, 2.0 HDi 136 ch), cette française de 4,28m, disponible en berline 3 & 5 portes, break SW et coupé-cabriolet, parvient également à modérer sa gourmandise, malgré son maître-couple pénalisant.

Premier prix en version 1.6 HDi 92 ch : 17 900 euros

Citroën C4 : Eloge de la raison

Citroën C4 : Eloge de la raisonLancer le diaporama+49
Renouvelée cette année, la compacte aux Chevrons troque sa silhouette arrondie contre une robe plus consensuelle de faux break, façon A3 Sportback. Regard déterminé, calandre massive, la française calque également sa physionomie sur sa prestigieuse rivale d’outre-Rhin.

Soignée dans son dessin, l’habitacle se révèle aussi valorisant que classique dans sa présentation, renonçant aux afficheurs numérique pour une instrumentation analogique. Spacieux, l’habitacle profite de l’accroissement des dimensions et de la structuration du profil, tandis que le coffre caracole désormais en tête de la catégorie, du haut de ses 450L.

Équilibrée et assez efficace quoique plus souple que sa cousine sochalienne, la Citroën fait montre d’un comportement placide et rassurant. Disponible au lancement avec le « gros » 2.0 HDi de 150 chevaux, la française affiche des performances correctes, sans être un foudre de guerre. En contrepartie, cette compacte accueillante soigne son insonorisation et sa douceur de fonctionnement. Secondé par un Stop&Start, le petit 1.6 e-HDi 92 ch s’illustre quant à lui par sa sobriété particulièrement flatteuse.

Premier prix en version 1.6 HDi 90 : 19 990 euros

Ford Focus : Compacte aux hormones

Ford Focus : Compacte aux hormonesLancer le diaporama+49
La compacte à l’Ovale Bleu, qui nourrit une vocation mondiale, vient juste d’être renouvelée et aiguise ses armes. Encore plus encombrante et large que sa devancière, cette nouvelle version pérennise le Kinetic Design, arborant des projecteurs allongés, une calandre trapézoïdale et une robe sculptée.

Revu dans un style plus débridé nourrissant quelques fragrances futuristes, le cockpit se veut plus cossu et exhibe des matériaux moussés au toucher flatteur. Même s’il n’échappe pas à quelques aléas de finition, l’habitacle se révèle spacieux, logeable et bien équipé.

Le comportement devrait quant à lui encore progresser par rapport à sa devancière, et confirmer le statut de référence sur route de la Focus grâce à des liaisons au sol de qualité. Mue par les blocs Diesel 1.6 et 2.0 TDCi co-développés avec PSA, elle devrait parvenir à concilier efficacité et sobriété, malgré un gabarit généreux.

Premier prix : NC

FIAT Bravo : Bella Mama !

FIAT Bravo : Bella Mama !Lancer le diaporama+49
Beaucoup plus sensuelle que la trop géométrique Stilo, la seconde génération de Bravo, uniquement disponible en version 5 portes, exhibe des rondeurs marquées et revendique clairement sa latinité. Plutôt agréable à l’œil, le cockpit n’est pas en reste, quoiqu’il aurait gagné à s’habiller de matériaux plus flatteurs. Un peu juste à l’arrière, l’habitabilité globalement satisfaisante s’accompagne du coffre de 400L relativement logeable, même si le seuil de chargement demeure élevé.

Reprenant le soubassement de la Stilo, profondément revu par Magna Steyr, cette italienne n’est pas la plus gratifiante à mener, mais s’avère stable en toutes circonstances. Pionnier de l’injection directe common-rail, Fiat a évidemment équipé sa Bravo de blocs Diesel Multijet de bonne facture, développant entre 105 et 165 chevaux. Sobre et bien positionnée financièrement, la transalpine fait donc figure de choix raisonnable.

Premier prix en version 1.6 Multijet 90 : 20 100 euros

Toyota Auris : Asepsie réussie…

Toyota Auris : Asepsie réussie… Lancer le diaporama+49
Apparue voici 3 ans et dessinée à Sophia Antipolis, la compacte du géant nippon peine à se dégager de l’influence de la défunte Corolla, dont elle reprend jusqu’à la silhouette, considérablement empâtée pour la circonstance. Avec son profil poupon et sa physionomie placide et impersonnelle, cette japonaise compacte (4,22m) mais haute (1,52m) ne déchaînera pas les passions.

A bord, la séduction peine également à agir. Malgré sa console centrale en arc-boutant, l’habitacle manque également de personnalité, et pêche surtout par sa qualité perçue très médiocre. Durs et peu gratifiants au toucher, les matériaux manquent sérieusement de cachet. En revanche, les volumes rationnels de la voiture préservent une bonne habitabilité.

En contrepartie de son comportement sain mais peu enjoué, la nipponne, privilégiant la souplesse, s’avère confortable et bien amortie : une caractéristique de plus en plus rare. Sous le capot, les 3 mécaniques D-4D, renommées pour leur robustesse, se révèlent douces et agréables, et proposent des puissances comprises entre 90 et 180 chevaux. Rassurante, voire édulcorée, cette Auris manque vraiment de personnalité, mais cultive ses fondamentaux : un prix étudié et une fiabilité sans faille.

Premier prix en version 90 D-4D : 19 150 euros

Opel Astra : Crise de croissance

Opel Astra : Crise de croissanceLancer le diaporama+49
Apparue l’an dernier, la 4e génération d’Astra, qui s’étire sur un gabarit imposant de 4,42m, arbore une livrée classique mais plutôt flatteuse. Physionomie avenante, proportions valorisantes, la compacte de Rüsselsheim ne manque pas de charisme.

Pourtant, l’habitacle s’avère moins spacieux que ne le suggère l’encombrement de la voiture. S’il flatte la rétine par son dessin ciselé et ses volumes travaillés, le cockpit pêche quant à lui par des assemblages imparfaites et des matériaux peu gratifiants. L’ambiance à bord demeure toutefois agréable, et le coffre plutôt logeable.

Sans se distinguer particulièrement, le compromis confort-comportement apparaît très honnête, et en progrès par rapport à la précédente génération. Les blocs CDTi conservent leur appétit modéré comme principal argument, même si la masse conséquente de cette familiale plus si compacte ne leur facilite pas la tâche. Valorisante et assez homogène, l’Opel fait également valoir ses tarifs compétitifs.

Premier prix en version 1.3 CDTI 95 : 19 750 euros

SEAT Leon : Méditerranéenne !

SEAT Leon : Méditerranéenne !Lancer le diaporama+49
Avec ses formes girondes et ses galbes suggestifs, la belle hispanique, née en 2005 des fusains langoureux de Walter de Silva, joue la carte du charme méditerranéen, poussant la coquetterie jusqu’à dissimuler ses poignées arrière dans le creux de la custode.

Conformément à la sportivité revendiquée par la Seat, la planche de bord tournée vers le conducteur distille une ambiance dynamique. Las, les matériaux au toucher peu gratifiant et les assemblages désinvoltes marquent le pas. Rançon de la ligne élancée, l’habitacle s’avère moyennement accueillant et le coffre de 341 litres pâtit d’un seuil haut perché.

La belle ibère se rattrape sur la route, où son châssis emprunté à la Golf enchante par ses réglages peaufinés. Au prix d’une fermeté certaine, la Leon, très plaisante à mener, fait ainsi preuve de précision et d’efficacité. Empruntant à sa cousine germaine ses fameux blocs TDI, comme les petits 1.9 TDI 90 et 105 ch à injecteurs-pompes ou les gros 2.0 TDI 140 et 170 ch récemment convertis à la rampe commune, la compacte hispanique met à profit sa masse raisonnable pour faire preuve d’une santé éclatante et d’une sobriété enviable. De sacrés arguments, qui viennent s’associer au tarif serré de cette compacte en fin de carrière.

Premier prix en version 1.6 TDI 105 : 21 040 euros
Mazda3 : Familiale à conduire !

Mazda3 : Familiale à conduire !

A l’instar des Focus et Astra, la seconde génération de Mazda3, uniquement disponible en 5 portes et longue de 4,46m, cultive un gabarit imposant et conserve une silhouette haute et volumique. Pourtant, la nipponne ne fait pas de miracle en termes d’habitabilité ni de logeabilité, avec un coffre de seulement 340L. Un comble compte-tenu de son encombrement !

Sérieusement fini et présenté avec rigueur, l’habitacle traité dans une dominante sombre pêche en revanche par son austérité. La compacte d’Hiroshima se rattrape sur la route, où son châssis très efficace et ses liaisons au sol affûtées perpétuent le plaisir de conduite de sa devancière. Sous le capot se blottissent le 1.6 MZ-CD 110 ch d'origine PSA/Ford et le gros 2.2 MZR-CD 185 ch. Souples dans leur fonctionnement, ces mécaniques animent de manière convaincante la lourde carcasse de la Mazda3, sans faire de prodige en sobriété.

Premier prix en version 1.6 MZ-CD 110 : 22 400 euros

Honda Civic : un OVNI convaincant !

Honda Civic : un OVNI convaincant ! Lancer le diaporama+49
Dans le segment conservateur des familiales compactes, les volumes monolithiques et biseautés de l’actuelle Civic, tout en pans coupés, singularisent d’emblée l’audacieuse nipponne. Au delà de sa livrée excentrique, la nipponne s’avère judicieusement conçue. Forte de sa silhouette monocorps, elle s’avère plutôt accueillante malgré ses portes arrière courtes, et même plutôt logeable, avec son coffre de 480L. Il faut dire qu’à l’image du minispace Jazz ,cette familiale astucieuse optimise son architecture en logeant son réservoir sous le plancher.

Tout aussi excentrique, l'habitacle se distingue également par une présentation quelque peu futuriste: instrumentation bleutée et commandes éparpillées sur la planche de bord constituent un environnement exotique et dont l’ergonomie requière un temps d’accoutumance. Malgré des solutions classiques, la 8e génération de Civic fait montre d’une tenue de route précise et très stable, au détriment du confort de roulement.

Longtemps dernier bastion de résistance face à la déferlante du Diesel, le nippon a tardé à proposer un bloc à rampe commune. Une lacune réparée en 2006 lors du lancement de cette Civic, disponible d’emblée avec l’excellent 2.2 i-CTDi maison développant 140 chevaux. Un « gros cube » plein de rondeur et d’agrément, mais qui demeure raisonnable à la pompe.

Premier prix en version 2.2 i-CDTi : 23 450 euros
Kia Cee'd : Recette européenne

Kia Cee'd : Recette européenne

Comme sa cousine technique la Hyundai i30, la coréenne Kia Cee’d a été conçue sur mesure pour le marché européen. Très conventionnelle dans son approche, elle arbore une robe équilibrée plutôt seyante aux fragrances de Corolla ou d’ancienne Audi A3. L’habitabilité et la logeabilité s’inscrivent dans la moyenne du segment, à l’images des prestations trés homogène du véhicule.

A bord, le poste de conduite présenté de manière rationnelle manque de chaleur, mais ni le choix des matériaux ni les assemblages ne prêtent le flanc à la critique. L’Auris, qui profite de sa réputation sans faille pour s’accommoder d’une finition désinvolte, pourrait en prendre de la graine.

Mue par deux mécaniques diesel récentes, dont les sobres 1.6 CRDi 90 et 115 ch et le gros2.0 CRDi 140 ch, la voiture, chaussée d’origine en Michelin, profite de sa masse contenu pour offrir un comportement routier efficace, conciliant avec brio confort et comportement. Forte de sa garantie 7 ans et d’une politique tarifaire agressive, cette coréenne efficace constitue un choix pertinent dans sa catégorie.

Premier prix en version 1.6 CRDi 90 : 17 890 euros
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